Le Tribunal administratif du district de Kiev vient d’interdire à un candidat du Parti Communiste d’Ukraine de participer aux élections municipales. Pourtant, pour le moment, le Parti communiste n’est pas interdit, il est inscrit au registre national des partis politiques, est enregistré, fait rapport trimestriellement aux autorités fiscales, y compris sur les questions de lutte contre la corruption, mène des activités politiques et dispose d’un organe d’information sous la forme d’un site Internet. Néanmoins, il lui est interdit de participer aux élections locales sur la base des dispositions de la loi sur la décommunisation.

Le président de Derry de Saoradh a comparu devant le tribunal, lundi 28 septembre, avec trois autres hommes, à la suite des affrontements à l’extérieur de la prison de Maghaberry. Le président était accusé de trouble à l’ordre public tandis que les trois autres étaient accusé de participation à une émeute. Par ailleurs, deux des militant·es, comparaissant individuellement à Lisburn Magistrates Court depuis leur garde à vue via une vidéo-conférence, étaient également accusés de possession de feux d’artifice sans permis.

Ce procès entre dans le cadre d’une manifestation qui s’était déroulée, le samedi 26 septembre devant la prison de Maghaberry. Cette manifestation, regroupant 200 personnes avait pour but de soutenir le docteur Hijjawi Bassalat, en grève de la faim contre son isolement forcé dans le module de Foyle House dans la prison de Maghaberry (voir notre article). Elle avait donné lieu à des affrontements avec la police. Les quatre militant·es ont été libérés moyennant une caution de 500 £ à condition qu’ils vivent dans des adresses approuvées par la police, se présentent à la police trois fois par semaine et “ne doivent pas être à moins de 100 mètres d’une manifestation notifiée ou non”. Les affaires ont toutes été renvoyées au 26 octobre.

Plusieurs militants du Saoradh en procès suite à une émeute devant la prison de Maghaberry

Plusieurs militants du Saoradh en procès suite à une émeute devant la prison de Maghaberry

 

Trois policiers ont été bénis lors d’une manifestation à Sofia mardi 22 septembre, fête de l’Indépendance bulgare, les participants réclamant «une indépendance par rapport à la mafia» et exigeant la démission du gouvernement. Près de 10.000 personnes se sont rassemblés dans la capitale et des manifestations antigouvernementales se sont tenues dans plusieurs villes de province. “Démission!”, “Mafia”, scandaient les manifestants à Sofia dont beaucoup de jeunes, faisant un bruit assourdissant aux vouvouzélas devant le siège du gouvernement. En début de la soirée, des pétards, des pierres et des bouteilles ont été jetés sur trois cordons de policiers munis de gilets anti-balles, armés de matraques et de boucliers, protégeant le bâtiment historique du parlement. La police a repoussé des manifestants à plusieurs reprises. Trois policiers ont été bénis par des pavés, selon la direction de la police. 126 manifestants ont été arrêtés.

Ces manifestations quotidiennes contre la corruption se tiennent à Sofia depuis deux mois et demi, rassemblant des protestataires de différents milieux et de toutes tendances politiques. Pays le plus pauvre de l’Union européenne, la Bulgarie en est aussi le membre le plus corrompu. La manifestation de mardi était qualifiée par les organisateurs de la “troisième journée de la Grande insurrection populaire”. La première journée, le 2 septembre, a été marquée par des affrontements qui avaient fait près de 200 blessés (voir notre article). Au pouvoir depuis presque dix ans, le Premier ministre de centre droit Boïko Borissov dont le mandat expire en mars refuse de démissionner “au nom de la stabilité du pays” dans le contexte de la crise liée au Covid-19.

Affrontements à Sofia

Le Dr Issam Hijjawi Bassalat et des prisonniers républicains irlandais ont entamé une grève de la faim le 16 septembre pour protester contre l’isolement du Dr Hijjawi Bassalat par les autorités pénitentiaires (voir notre article). Plus de 50 prisonniers ont rejoint cette grève dont 20 détenus à la prison de Maghaberry à Co Antrim et 21 détenus à la prison de Portlaoise. Par ailleurs, 3 prisonnières républicaines, Mandy Duffy, Sharon Jordan et Christine Connor, actuellement détenues au Hydebank Wood College et à la prison pour femmes, ont rejoint la grève hier.

Sharon Rafferty, Mandy Duffy et Christine Connor

Sharon Rafferty, Mandy Duffy et Christine Connor

Jeudi 3 septembre, Gavin McKenna, membre du Sinn Féin Poblachtach, a été arrêté par des membres lourdement armés du RUC/PSNI (la police d’Irlande du Nord) alors qu’il se rendait au travail. Sa maison a également été soumise à un raid brutal des forces de la Couronne. Le lendemain, il a été accusé d’avoir coordonné un “attentat” au cocktail Molotov contre la police. Il s’est vu refuser la libération sous caution et a été renvoyé à la prison de Maghaberry avec trois autres personnes. Gavin McKenna a été détenu à l’isolement à Maghaberry pendant 14 jours avant d’être transféré non pas dans l’aile républicaine de Roe, mais à Bann House, qui abrite des prisonniers loyalistes et non politiques. Il a été fouillé à nu et agressé par des gardiens de prison.

Ses seuls contacts avec l’extérieur ont été deux appels téléphoniques et un appel Zoom en 14 jours, dont l’un a pris fin au bout de quelques minutes. Il a demandé à voir le médecin car il souffre d’un ulcère d’estomac pour lequel il prend des médicaments. Sa demande a été rejetée et il s’est également vu refuser des médicaments, ce qui a entraîné de graves vomissements chaque nuit.

Le logo des Republican Sinn Féin Poblachtach

Le logo des Republican Sinn Féin Poblachtach

Les forces de sécurité biélorusses ont procédé à l’arrestation de centaines de participantes d’une manifestation de femmes qui avait lieu ce samedi à Minsk, la capitale du pays. Les personnes interpellées ont été rapidement traînées dans des véhicules de police avant d’être exfiltrées. Au moins deux mille personnes participaient à cette marche de femmes contre le président Alexandre Loukachenko dont la réélection du 9 septembre dernier est contestée. La mobilisation des femmes biélorusses contre Alexandre Loukachenko a commencé après les violences commises contre des militants d’opposition dans les centres de détention.

La répression de la mùanifestation

 

Le Dr Issam Hijjawi Bassalat et des prisonniers républicains irlandais ont entamé une grève de la faim le 16 septembre pour protester contre l’isolement du Dr Hijjawi Bassalat par les autorités pénitentiaires. Le Dr Hijjawi Bassalat, qui est un éminent représentant de la communauté palestinienne en Écosse, a été arrêté avec neuf républicains irlandais dans une opération qui a mobilisé le MI5 britannique, la Gardaí irlandaise, la police écossaise, la police métropolitaine de Londres et plus de 500 agents du service de police d’Irlande du Nord (PSNI). Cette «Opération Arbacia» visait officiellement la New IRA.

Le Dr Issam Hijjawi Bassalat, âgé de 62 ans, a entamé sa grève de la faim le 16 septembre, alors qu’il était de nouveau contraint à l’isolement dans le module de Foyle House dans la prison de Maghaberry dans le nord de l’Irlande. Les prisonniers républicains irlandais ont immédiatement entamé une grève de la faim de solidarité pour soutenir Issam. Plus tôt dans la journée, la libération sous caution d’Issam a été refusée. Il va maintenant saisir la Haute Cour pour attendre son procès en liberté. Le Dr Issam Hijjawi Bassalat a plusieurs problèmes de santé et a subi une IRM cette semaine. Foyle House est une prison dangereuse, touchée par le Covid-19.

Le Dr Hijjawi Bassalat

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Minsk pour protester contre le président Alexandre Loukachenko, dimanche 13 septembre. L’opposition fait descendre chaque week-end plus de 100.000 personnes dans les rues de la capitale, depuis la présidentielle du 9 août. Elle a une nouvelle fois fait face dimanche à un déploiement massif des forces de sécurité, équipées de blindés et de canons à eau, notamment devant la présidence, l’un des lieux du rassemblement.  Dès les premiers moments du défilé, intitulé “Marche des héros” en référence aux victimes de la répression, la police a annoncé avoir procédé à l’arrestation d’“environ 250 personnes”. Le week-end précédent, plus de 600 personnes avaient été arrêtées en marge d’un rassemblement à Minsk et dans d’autres villes. Plusieurs dizaines de femmes, participant à une marche féminine, ont par ailleurs été brutalement arrêtées samedi 12 septembre.

Répression ce dimanche à Minsk

Des milliers de personnes se sont rassemblées devant le Parlement bulgare dans la capitale Sofia mercredi 3 septembre pour protester contre la corruption et demander la démission du Premier ministre Boïko Borissov. Il s’agit de l’une des plus importantes manifestations depuis le début du mouvement de contestation, début juillet. Les tensions se sont exacerbées en fin de soirée et des échauffourées ont eu lieu entre quelques manifestants et les forces de l’ordre. Face aux jets de pétards et cocktails Molotov, la police a fait usage de canons à eau et déployé un périmètre de sécurité devant le Parlement. La police a indiqué avoir procédé à une soixantaine d’arrestations.

Devant le parlement à Sofia

Les tensions s’intensifient dans le nord-ouest de la Bosnie après que les autorités locales aient lancé une répression généralisée contre des milliers de migrants bloqués dans la région. La police a mis en place des barrages routiers pour empêcher l’arrivée d’un plus grand nombre de nouveaux arrivants à destination de l’Europe. Les autorités de la région de Krajina en Bosnie, qui borde la Croatie, membre de l’Union européenne, ont envoyé des forces spéciales de la police mercredi 26 août au soir dans un camp de migrants géré par l’ONU près de la ville de Bihac, pour réprimé une manifestation déclenchée le passage à tabac d’un migrant par la police. Les agents ont tiré plusieurs coups de semonce en l’air. Plusieurs manifestants ont été blessés. Un milliers de migrants vivent dans ce camp.

Le camp de Bihac