La police néerlandaise a levé le blocage d’une autoroute aux abords d’Amsterdam et procédé à 326 arrestations d’activistes climatiques. Les militants du mouvement Extinction Rebellion bloquaient l’A10 pour protester contre le financement des combustibles fossiles. Tandis que 31 personnes ont été arrêtées pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui sur la route, 295 autres l’ont été pour violation de la “loi sur les manifestations publiques”. Ces dernières ont été emmenées à bord d’autobus vers Amsterdam-Nord, où elles ont ensuite été relâchées. La manifestation avait été interdite. Ces derniers mois, la police a déjà dû faire usage de canons à eau lors de blocages similaires à La Haye ou à Amsterdam. Des centaines de personnes ont été arrêtées lors de ces actions.

Vendredi après-midi, les autorités de Moscou avaient mis en garde les habitants contre toute manifestation “non autorisée” après l’annonce de la mort en prison de l’opposant Alexeï Navalny. Mais dans la soirée, des personnes faisaient la queue pour déposer des fleurs dans plusieurs cités russes sur des monuments à la mémoire de dissidents politiques, et des interpellations avaient déjà été signalées. Plus de 101 personnes ont été arrêtées dans dix villes, principalement des grands centres urbains. Une soixantaine ont été interpellées et placées en détention à Saint-Pétersbourg, une quinzaine à Nijni Novgorod et une dizaine à Moscou. Alexeï Navalny, 47 ans, purgeait une peine de 19 ans de prison pour “extrémisme” dans une colonie reculée de l’Arctique, dans des conditions très difficiles.

EDIT: Le nombre des personnes arrêtées par les forces de sécurité russes pour avoir rendu un hommage public à Alexeï Navalny s’élève à plus de 400 personnes dans 36 villes du pays

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Lundi 29 janvier, lors de la première audience du procès contre les antifas, le parquet a présenté son réquisitoire. Pour Ilaria, sous enquête pour deux agressions, avec les circonstances aggravantes d’avoir agi tout en étant à connaissance de l’existence d’une organisation criminelle et d’avoir commis un acte possiblement mortel, le parquet a demandé une condamnation à 11 ans. Pour Tobias et l’autre camarade allemande, accusé.e.s de faire partie d’une association de malfaiteurs, face à une peine maximale de 5 ans, le parquet a demandé des condamnations à 3 ans et 6 mois. Les inculpés doivent choisir de se déclarer innocents et affronter un procès normal, ou reconnaître sa propre culpabilité. La peine maximale que l’inculpé peut encourir est alors celle demandée à cette occasion par le parquet. Ilaria s’est déclarée innocente et, à la demande du juge d’indiquer des éléments à sa décharge, elle a fait remarquer qu’elle ne pouvait pas se défendre parce qu’on ne lui a jamais fait parvenir le dossier judiciaire traduit et elle n’a pas non plus eu accès aux vidéos et aux photos présentés par le parquet comme preuves. La camarade allemande, qui se trouve actuellement en Allemagne, soumise à un contrôle judiciaire, s’est déclarée innocente. Son avocat a demandé que son contrôle judiciaire soit levé, ce qui a été refusé.

Tobias a choisi de se déclarer coupable, tout en contestant la peine demandée par le parquet, c’est-à-dire trois ans et six mois à purger dans une prison de sécurité maximale. Après s’être retiré pendant quelques minutes pour évaluer la situation de Tobias, le juge a émis à son encontre une condamnation à trois ans, à purger pour les deux tiers dans une prison de sécurité maximale, et une interdiction de revenir en Hongrie pendant cinq ans après sa peine. Le parquet, qui considère cette condamnation comme trop légère, a fait appel de la sentence. A ce point, le parcours judiciaire de Tobias se sépare de celui des autres inculpées et l’audience en appel pour lui aura lieu en octobre. La prochaine audience pour Ilaria et la camarade allemande a été fixée pour le 24 mai.

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La dernière audience du procès engagé contre le journaliste irlandais Mark Campbell et la militante kurde Beritan Slemani s’est tenue à Londres mardi. Le tribunal a condamné Campbell et Slemani à 12 mois de prison avec sursis. Ils ont été reconnus coupables d’avoir “exhibé un drapeau d’une manière ou dans des circonstances de nature à éveiller des soupçons raisonnables quant à leur appartenance à une organisation interdite, à savoir le PKK, en violation de la loi sur le terrorisme de 2000”. Campbell et Slemani ont indiqué qu’ils allaient faire appel de la décision et continuer à faire campagne pour la décriminalisation du mouvement kurde.

Au tribunal de Glasgow, l’accusation de terrorisme à l’encontre de Mick Napier, fondateur de la Scottish Palestine Solidarity Campaign, a été abandonnée. Le procureur a néanmoins demandé de maintenir les conditions répressives de la mise en liberté sous caution, notamment l’interdiction de participer à toute manifestation en Écosse. Après quelques questions, le juge a annulé toutes les conditions de mise en liberté sous caution. Mick Napier doit cependant encore répondre de quelques accusations de « manifestation non autorisée », pour lesquelles une condition de libération sous caution lui interdit l’accès au centre ville de Glasgow.

Un tribunal russe a condamné un jeune homme de 17 ans à six ans de détention dans une colonie pénitentiaire pour mineurs pour avoir tenté d’incendier des bureaux de recrutement de l’armée en signe de protestation contre la guerre en Ukraine. Yegor Balazeikin, avait lancé des cocktails Molotov à Saint-Pétersbourg et dans sa ville natale de Kirovsk, pour protester contre la guerre où son oncle a trouvé la mort. Selon les autorités russes, 220 attaques ont été recensées depuis le début de la guerre en l’Ukraine. Des chiffres contestés par le média russe indépendant Mediazona, qui rapporte 113 attaques depuis le 26 juillet de l’année dernière. De leur côté, les services britanniques affirment que ces attaques ont notablement augmentées ces derniers mois. Une manière de record a été établi lorsque douze attaques incendiaires contre des centres de conscription militaire ont été enregistrés dans toute la Russie en seulement 24 heures, le 31 juillet dernier. Les bâtiments visés abritaient des centres de conscription militaire à St. Peterburg, Kazan, Volsk, Omsk, Rossosha, Mozhaisk, Podolsk, Verkhneuralskoye, Kaluga, Kopeisk et dans d’autres villes. La majorité des assaillants présumés étaient des femmes.

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Le procès contre trois antifascistes pour les heurts avec les néo-nazis durant le Jour de l’honneur 2023, devrait commencer le 29 janvier, à Budapest. Deux d’entre elles, Tobi et Ilaria, se trouvent toujours en détention préventive en Hongrie. Deux sont maintenant accusé.es de la préparation d’un acte délictueux et d’appartenance à une association de malfaiteurs. La troisième (Ilaria) est accusée d’avoir participé à au moins un délit et d’appartenir à une association de malfaiteurs. Pour cela, le procureur exige actuellement une peine d’onze ans de prison dans le cas qu’elle fasse des aveux le premier jour de procès, sinon elle risque jusqu’à 16 ans de prison. Le chef d’inculpation originel de « violence contre un membre de la communauté » ne tenait visiblement plus débout dans cette affaire, parce qu’il s’agit d’un paragraphe de la loi hongroise sur la protection des minorités. Le procureur a dû conclure que les nazis ne constituent pas une minorité digne de protection. Les autorités en charge de l’enquête construisent donc une prétendue organisation criminelle internationale qui est censée être derrière les attaques contre les nazis.

La Hongrie a présenté une demande d’extradition à l’Allemagne pour Maja, arrêté.e en décembre dernier à Berlin (voir notre article). Comme elle l’a déjà fait pour l’antifasciste italien Gabriele détenu à Milan. Dans les prochaines semaines, la Cour d’appel de Berlin décidera si Maja sera extradé.e vers la Hongrie. 13 antifascistes sont encore recherchés en Europe par les autorités. La répression et les tentatives de briser la solidarité par rapport à cette affaire continuent aussi en Allemagne. Le 10 janvier, juste après un parloir avec Maja, deux de ses proches ont vu leur domicile perquisitionné par la police judiciaire du Land de Saxe. Pendant sept heures (de 20 heures à 3 heures du matin), « chaque page a été feuilletée, chaque pierre a été retournée ».

Ladislav Kuc est un militant slovaque pour la libération animale qui a purgé une peine de 12 ans de prison à la suite d’une action à l’explosif devant un McDonald’s le 28 décembre 2011, qui n’a blessé personne. Il a purgé 12 ans et sa détention a été difficile. Comme on lui a refusé des soins médicaux de base, il a passé ses premières semaines de liberté à prendre des rendez-vous avec des médecins. L’ABC de Philadelphie organise une collecte pour l’aider : https://fundrazr.com/027Cec

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Des manifestants pro-palestiniens sont descendus avant-hier dans les rues de Londres et des affrontements ont eu lieu entre les manifestants et la police métropolitaine sur le pont de Westminster. Bloqués par la police, les manifestants ont fait un sit-in sur le pont. Les manifestants exigeaient la fin du génocide en cours depuis trois mois à Gaza et un cessez-le-feu immédiat. La manifestation n’était autorisée que dans une zone restreinte et jusqu’à 15 heures seulement.