Des membres du syndicat sud-africain des travailleurs municipaux (Samwu) se sont à nouveau engagés dans de violentes manifestations à Ekurhuleni, le mardi 28 juillet. Des informations font état d’affrontements avec la police depuis le début de la grève lundi. Trois manifestants ont été arrêtés et plusieurs autres blessés.

Manifestants à Ekurhuleni

Trois manifestants antigouvernementaux ont été tués et 21 blessés à Bagdad lors de nouveaux affrontements entre des manifestants et les forces de sécurité irakiennes. La violence survient après des mois de calme à la suite de la pandémie de coronavirus. La tension entre les forces de sécurité et les manifestants est montée en flèche lorsque des dizaines de manifestants ont coupé la route reliant deux intersections principales – la place Tayaran et la place Tahrir. Certains ont brûlé des pneus tandis que d’autres scandaient des slogans sur les coupures de courant pendant les mois d’été torrides, lorsque les températures peuvent dépasser 50 degrés. Les trois manifestants ont été mortellement touchés par des grenades lacrymogènes, deux lundi 27 et un mardi 28.

Manifestant·es à Bagdad (archive)

Vendredi 17 juillet, Roland Veuillet, Gilet Jaune emprisonné à Nîmes, a refusé de regagner sa cellule pour protester contre les mauvaises conditions de détention. Près de 40 prisonniers se sont ralliés à sa cause, créant un mouvement de révolte dans la prison. Les prisonniers ont manifesté pendant 45 minutes avant d’être dispersés. Roland Veuillet est emprisonné depuis le 31 mai en attente de son procès lié à sa participation à une manifestation. Il lui était en effet interdit d’y prendre part car il se trouvait sous contrôle judiciaire, poursuivi pour “outrages, rébellion et tentatives d’intimidation” envers un policier (voir notre article).

Le 2 juillet dernier, une cinquantaine de personnes, soutenant le militant Gilets jaunes, s’étaient rassemblées devant le palais de Justice de Nîmes pour réclamer sa libération C’est ce jour-là que s’est tenu son procès, initialement prévu en novembre, devant le tribunal de grande instance. Il a été condamné à 12 mois de prison dont six avec sursis, ainsi que 1.700 euros d’amende.

Rassemblement de soutien à Roland Veuillet (archive)

Rassemblement de soutien à Roland Veuillet (archive)

La décision de la justice chilienne de libérer et d’assigner à résidence Martín Pradenas, un violeur en série dont une victime, Antonia Barra, s’est suicidée en 2019 à Temuco, a soulevé l’indignation. La complaisance de la justice chilienne envers les violeurs et les féminicides a donné lieu à de nouvelles protestations dans tout le pays. Une manifestation a ainsi eu lieu ce mercredi 22 juillet dans le le centre-ville d’Osornos. Elle s’est terminé par des barricades et des affrontements. Neuf personnes ont été arrêtées, dont deux mineurs.

Manifestation pour Antonia Barra

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Jeudi 16 juillet, une une manifestation se tenait à Cañete, pour soutenir les prisonniers politiques mapuche en grève de la faim dans les prisons de Lebu, Angol et Temuco. L’action a été immédiatement réprimée par la police après son départ pour Cañete, donnant lieu à des affrontements. Malgré la répression intense, les manifestant·es mapuche sont parvenus à incendier un véhicule blindé de carabiniers qui a complètement brulé. On dénombre 14 personnes arrestatées dont plusieurs sont encore emprisonnées.

Affrontements au cours d'une manifestation de soutien aux prisonniers mapuches

Affrontements au cours d’une manifestation de soutien aux prisonniers mapuches

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En marge du sommet européen sur le plan de relance post-coronavirus et le budget à long terme (2021-2027) de l’Union Européenne, la police de Bruxelles a procédé hier vendredi 18, en milieu de journée, à l’arrestation de 8 Gilets jaunes venus manifester près du rond-point Schuman à Bruxelles. Les Gilets jaunes ont été arrêtés administrativement, ils n’avaient pas demandé d’autorisation pour manifester.

Policiers rond-point Schuman (archives)

Plusieurs émeutes ont éclaté dans la nuit du mardi 14 juillet au Chili suite au vote par la Chambre des députés d’un projet de loi qui autorise le retrait de 10% des fonds de pension pour faire face à la crise économique liée à l’épidémie de Coronavirus. Les événements ont commencé après 21h00, au cours de plusieurs rassemblements en opposition à cette loi, dans différentes parties du Chili. Dans la région métropolitaine, des affrontements avec la police ont éclaté à l’intersection des avenues Zapadores et Juan Cristóbal, où un bus de la compagnie “Transantiago” été incendié. Des affrontements ont également eu lieu près de l’ensemble de logements sociaux “Villa Olimpica” de Ñuñoa où des unités des Carabiniers ont utilisé une autopompe pour disperser les manifestant·es. Des émeutes ont aussi éclaté dans la région de Valparaíso, où des manifestant·es ont érigé des barricades. Dans la ville de San Felipe, un minibus à proximité des départements de Sargento Aldea a été incendié. En outre, il y a eu des affrontements entre manifestant·es et policiers.

Émeutes contre la baisse des retraites suite au Coronavirus

Émeutes contre la baisse des retraites suite au Coronavirus

Cinq arrestations ont été effectuées lors d’émeutes survenues à Portland la nuit de lundi 14 à mardi 15. Des manifestants appelant à l’équité raciale et à la réforme de la justice ont marché de Kenton Park au siège de la Portland Police Association, sur North Lombard Street, marquant ainsi plus de six semaines de manifestations nocturnes. Plusieurs centaines de manifestants ont bloqué la rue et certains ont caillassés les policiers. La policier a exigé l’évacuation puis est intervenue, provoquant des affrontements, Cinq personnes ont été arrêtées, toutes pour “interférence avec un policier”, mais aussi, pour une seule d’entre elles, pour pointage illégal d’un laser. Un policier aurait été blessé par un jet de brique.

Affrontements à Portland

La fête nationale française a donné lieu, pour la deuxième année consécutive, à des manifestations anti-gouvernementales et à des affrontements avec la police à Paris. Des centaines de Gilets Jaunes ont tout d’abord manifesté en matinée devant l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) pour réclamer sa dissolution. L’IPGN a, en effet, perdu toute crédibilité depuis la mise en lumière de son rôle de blanchiment des policiers violents (voir notre article). En après-midi, une manifestation de plusieurs milliers de personnes s’est tenue au départ de la Place de la République. Le cortège était principalement composé de membres du personnel hospitalier, de Gilets Jaunes, et de militant·es syndicaux. La police, qui avait déployé un gros dispositif, a nassé et gazé le cortège à la Place de la Bastille, déclenchant des affrontements avec les manifestant·es. Des tentatives de manifestations spontanées se sont ensuite tenues en début de soirée.

La célébration officielle a été également perturbée par une action du personnel soignant. Alors que la Marseillaise résonnait devant un parterre de militaires et de politiciens, des banderoles, accrochée à des ballons, se sont envolés depuis un immeuble. Elles indiquaient : “L’économie nous coûte la vie”, “Derrière les hommages, Macron asphyxie les hôpitaux”. Deux soignants du collectif “L’inter-Urgences” ont été arrêtés après avoir déployé une banderole dans le ciel. Ils ont été transférés au poste et interrogés pendant quelques heures au commissariat du 7ème arrondissement de Paris. Ils ont été relâchées après 15H.

Manifestations, affrontements et arrestations à l'occasion du 14 juillet à Paris

Manifestations, affrontements et arrestations à l’occasion du 14 juillet à Paris

L’adoption d’une nouvelle loi restreignant le droit de manifester, a provoqué la colère de la gauche grecque. Parmi les nouvelles réglementations figurent la réduction de l’espace de rue accordé aux petites manifestations et le droit pour la police d’interdire certains rassemblements, notamment des contre-manifestations. Plus de 12.000 personnes sont donc descendues, jeudi 9 juillet, dans les rues d’Athènes pour protester contre cette loi. Neuf personnes ont été arrêtées après des affrontements lors d’un de ces rassemblements. Des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes sur une manifestation près du Parlement tandis que des manifestant·es lançaient des cocktails Molotov.

Affrontements lors d'un rassemblement contre le droit de manifester en Grèce

Affrontements lors d’un rassemblement contre le droit de manifester en Grèce