Dix-neuf policiers ont été blessés samedi (et 12 de leurs véhicules endommagés) lorsqu’ils ont tenté de contrôler l’attaque, par des ouvriers syndicalistes, d’une entreprise sidérurgique de la ville de Boisar, dans le district de Palghar (état du Maharashtra). Les syndicalistes avaient fait irruption dans les locaux de la société et avaient entrepris de les dévaster lorsqu’une équipe police a voulu s’interposer. Mal leur en a pris car ils ont été caillassés et évincés. La police a depuis arrêté 27 personnes en relation supposée avec l’incident. Ils sont accusés de « tentative de meurtre, émeute et conspiration criminelle ». L’entreprise est depuis longtemps le théâtre de conflits sociaux.

El Amanecer de los Cartoneros, (« l’Aube des cartonniers ») est la plus grande coopérative de recycleurs de la ville de Buenos Aires, et fait partie du Mouvement des Travailleurs Exclus (MTE). Elle appelait ce jeudi à un grand rassemblement devant le Ministère de l’Environnement et de l’Espace Public, pour l’amélioration des salaires et des conditions de travail. La police municipale est intervenue brutalement parce que les manifestants occupaient l’avenue Martín García. Les manifestants ont résisté et caillassés les policiers, transformant la place Lezama en champ de bataille et envoyant 5 policiers à l’hôpital. Huit hommes et cinq femmes ont été arrêtés. Les cartoneros se sont ensuite déplacés au siège Procureur de la ville, situé près du Congrès, pour exiger la libération des 13 recycleurs. Comme ils ont trouvé le bâtiment fermé, ils ont décidé de se rassembler devant le Congrès.

Au moins six Palestiniens ont été blessés par les forces d’occupation israéliennes hier vendredi lors des manifestations hebdomadaires contre l’occupation dans le village de Kafr Qaddum, dans la province cisjordanienne de Qalqilia, et dans la ville de Beita dans la province de Naplouse. Les soldats israéliens ont attaqué les manifestants avec des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes, blessant quatre d’entre eux par des balles en caoutchouc et provoquant de nombreux cas de suffocation par inhalation de gaz. Tous les manifestants blessés ont été soignés sur les lieux des affrontements. Pendant ce temps, deux enfants palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc israéliennes lors de la manifestation hebdomadaire contre les colonies israéliennes, qui a eu lieu dans la ville de Beita, dans la province de Naplouse, en Cisjordanie.

Des affrontements ont eu lieu entre manifestants masqués, policiers municipaux et forces anti-émeutes (ESMAD) ce jeudi après-midi autour du campus Meléndez de l’Universidad del Valle, dans le sud de la ville de Cali. Les manifestants ont notamment utilisés des grenades artisanales. Ayant commencé à 14H, les affrontements ont cessés à 18 heures.

Dans la nuit du 3 au 4 mai, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisés dans tous les Etats-Unis pour le droit à l’avortement après la fuite d’un document confirmant que la Cour suprême prévoit de revenir sur la jurisprudence Roe v. Wade (un arrêt de 1973 qui garantit le droit à l’avortement à l’échelle fédérale). À Los Angeles, plus d’un millier de personnes ont participé à des rassemblements et à des manifestations. Alors qu’ils marchaient du palais de justice fédérale sur la 1ère rue Ouest jusqu’à Pershing Square, des escouades de policiers se sont abattues sur les manifestants. Les policiers ont agressé un manifestant, le frappant, ainsi que d’autres personnes. Alors que les policiers prétendent avoir été attaqués par les manifestants, les vidéos montrent le contraire. Il est clair que les policiers ont attaqué les manifestants.

Mardi, des membres de la police de Catamarca sont arrivés à bord de sept véhicules dans la zone montagneuse de Capillitas avec l’objectif d’expulser le campement des habitants qui avaient bloqué la route pour empêcher l’entrée de machines et de carburant pour le projet minier de la société Agua-Rica. Après avoir été expulsés, les habitants de Choya sont retournés dans cette petite ville de moins de 500 habitants pour protester contre l’action de la police. La police a réprimé la manifestation avec des balles en caoutchouc : plusieurs personnes ont été blessées, dont des femmes et des personnes âgées, qui ont été emmenées à l’hôpital local.

Les enseignants ont manifesté dans plusieurs villes du pays à l’occasion de la Fête du travail, pour revendiquer des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail. Des affrontements ont éclaté dans les provinces de Fars, Kermanshah, Kurdistan, Markazi, Ardabil, Isfahan et Bushehr, où la police est intervenue violemment contre les manifestants. Dans le port de Bushehr, la police aurait arrêté au moins six enseignants. Les enseignants iraniens ont observé une grève nationale de plusieurs jours en décembre dernier, obligeant le Parlement à adopter une loi prévoyant une augmentation de leurs salaires.

Les manifestations de dimanche avaient pour but de faire pression sur le président Ebrahim Raisi et sur Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, pour qu’ils prennent les mesures nécessaires à l’application de cette loi. D’autres revendications ont été formulées par les manifestants, portant notamment sur l’assurance maladie et les prestations de retraite, la limitation des privatisations et le maintien de l’enseignement public gratuit, le recrutement d’enseignants pour les maternelles et la libération des dirigeants syndicaux et des enseignants emprisonnés.

En Turquie, à Istanbul, des incidents ont éclaté aux abords de la place Taksim, où 34 personnes avaient été tuées lors du 1er-Mai 1977, et où les manifestants tentent chaque année d’affluer, malgré l’interdiction des autorité. Au total 164 personnes ont été appréhendées «pour rassemblement interdit et refus de se disperser», pour avoir voulu rejoindre la célèbre place, épicentre des grandes protestations anti-gouvernementales de 2013, fermée au trafic et aux défilés. Plusieurs milliers de personnes ont simultanément rejoint dans le calme la manifestation officielle des syndicats et organisations professionnelles, autorisée loin de Taksim, sur la rive asiatique de la mégapole.

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche partout en France à l’occasion du 1er-Mai, dans un contexte très politique après la présidentielle, et plusieurs cortèges ont été accompagnés d’affrontements entre policiers et manifestants, en particulier à Paris. La mobilisation a été supérieure à celle de l’an dernier dans l’ensemble de la France, où la CGT a revendiqué 210 000 manifestants, contre 170 000 l’an dernier. Des dizaines d’agences bancaires ou immobilières, de sociétés d’assurance, ont été attaquées, et des affrontements ont émaillé le parcours avec des grenades lacrymogènes répondant à des jets de projectiles. À Rennes, la manifestation a été suivie d’un rassemblement devant la mairie où les forces de l’ordre ont fait usage de lacrymogènes. À Nantes, les manifestants ont également ciblé des agences immobilières et affronté les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Entre 600-700 personnes ont manifesté de la Place Morichar à la Gare Centrale pour le 1er Mai Révolutionnaire. De nombreux groupes de la gauche révolutionnaire, anarchistes, autonomes, communistes, anti-fascistes, syndicalistes révolutionnaires, féministes révolutionnaires, des groupes révolutionnaires de l’immigration politique en Belgique ont répondu à l’appel, venus d’Antwerpen, de Leuven, de Louvain-la-Neuve, de Namur, de Liège, d’Amsterdam. Trois interventions ont été lues au micro : celle l’Alliance VNR féministe révolutionnaire, celle du Leuven Anarchistische Groep et celle du mouvement de libération kurde. Le cortège a traversé Saint-Gilles de la Barrière à la Porte de Hal pour entrer à Bruxelles-Ville par la Rue Haute où plusieurs actions directes ont visé des symboles de la gentrification, du colonialisme (comme l’Agence Belge de Développement) et du capitalisme, comme plus loin au PS. Le cortège s’est dissout devant la Gare Centrale.