Au moins 80 Palestiniens ont été blessés vendredi lorsque les forces israéliennes ont tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes pour disperser des rassemblements dans différentes zones de la Cisjordanie occupée. Parmi les blessés figurent cinq journalistes. 24 Palestiniens ont été blessés dans le village de Beita, à Naplouse. Dans la ville de Beit Dajan, à Naplouse, 45 personnes ont été blessées dont huit avec des balles en caoutchouc, dont deux ambulanciers et un journaliste, et 37 cas de suffocation au gaz, dont deux journalistes. À Kafr Qaddoum, à l’est de Qalqilya, 11 Palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc lors d’une confrontation avec l’armée d’occupation. Chaque semaine, les Palestiniens organisent des manifestations contre les colonies juives illégales dans différentes parties de la Cisjordanie, notamment dans les villages de Beita, Beit Dajan et Kafr Qaddoum.

Ladite « longue marche » pour exiger la libération du leader kurde Abdullah Öcalan, commencée à Sierentz le 6 février, est arrivé à sa destination aujourd’hui, dans la ville de Strasbourg, où un rassemblement central est organisé. Au cours de la marche, les marcheuses et marcheurs ont subi des attaques fascistes et des interventions de la police qui a menacé à plusieurs d’interrompre la manifestation. Plusieurs autres marches ont également eu lieu (à Marseille, Kiel, Hanovre, …) dont une allant de Francfort à Strasbourg.

Les forces d’occupation israéliennes ont blessé plusieurs Palestiniens en Cisjordanie occupée mercredi. Deux jeunes Palestiniens ont ainsi été blessé par balle lors d’une manifestation dans le camp de réfugiés d’Ein El-Sultan, dans la ville de Jéricho, qui ont été transportés à l’hôpital. La manifestation a été organisée pour protester contre la présence des forces d’occupation israéliennes pour assurer la protection des colons. Les forces d’occupation ont tiré des balles réelles, des grenades lacrymogènes et des grenades paralysantes sur les manifestants palestiniens, qui ont répondu en brûlant des pneus. Plusieurs manifestants ont été soignés sur place pour avoir été asphyxiés par les gaz lacrymogènes.

Un premier rassemblement avait eu lieu jeudi 27 janvier devant le Tribunal administratif de Paris au moment où était examinée la requête déposée par l’avocat de Georges Abdallah pour que soit signée par le ministre de l’Intérieur la demande d’expulsion conditionnant la libération de Georges. La réponse de cette requête sera donnée demain jeudi 10 février. La Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah appelle à se rassembler massivement devant le tribunal administratif, 7 rue de Jouy, Paris 4e, à 14h00. L’événement facebook

Neuf Palestiniens ont été blessés lundi lors de violents affrontements avec les forces d’occupation israéliennes dans la ville de Kafr Aqab, au nord-est de Jérusalem. Les forces d’occupation israéliennes ont pris d’assaut la ville dans l’après-midi et ont commencé à tirer des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes sur les jeunes hommes, qui ont répondu en lançant des pierres. Les forces israéliennes ont également fait des descentes dans des magasins et des maisons et ont bloqué des routes pendant leur campagne dans la ville. Les ambulanciers ont assisté neuf blessés au cours des événements, trois par balle et cinq autres d’avoir inhalé trop de gaz lacrymogènes. Un autre a souffert d’une fracture lorsque les forces israéliennes l’ont poursuivi.

Une manifestation a réuni hier samedi plus de 1000 antifascistes opposés à la venue de Zemmour à Lille. La manifestation a donné lieu à plusieurs heurts entre antifas et forces de l’ordre, d’abord lorsqu’une vingtaine de manifestants ont tenté d’empêcher l’arrestation de l’un d’entre eux par la police. La police a usé pour la première fois de lacrymogènes. Elle en a usé une seconde fois peu après le début du cortège, quand des manifestants ont brandi des fumigènes. Les manifestants venaient de se mettre en route pour leur parcours dans le centre-ville, derrière une banderole proclamant « Faire Bloc – Les mettre à genoux ». Entre 250 et 300 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés. En début d’après-midi, la police avait procédé à trois interpellations parmi les manifestants.

 

Une nouvelle journée de protestations a eu lieu hier vendredi à Santiago, dans le secteur de la Plaza Baquedano, où la circulation a été déviée et les stations de métro fermées. Parmi les incidents, l’attaque, par un groupe de manifestants cagoulés, d’un commerce, l’Antigua Fuente, dont le propriétaire avait utiliser pistolet à air comprimé pour tirer des plombs sur une précédente manifestation. Les manifestants ont aussi érigé des barricades et affronté la police.

Le commerce ciblé

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De nombreux manifestants Palestiniens ont été blessés hier vendredi par balles réelles et métalliques enrobées de caoutchouc, en plus de dizaines de cas de suffocation lors d’affrontements avec les forces d’occupation en Cisjordanie. À Jabal Sabih, dans la ville de Beita, au sud de Naplouse, deux manifestants ont été blessés à balles réelles, sept à balles en métal enrobées de caoutchouc et des dizaines de personnes ont été asphyxiées par des gaz lacrymogènes. La ville de Beita est le théâtre d’affrontements quotidiens depuis plusieurs mois, dans le cadre de manifestations de protestation contre l’avant-poste de la colonie « Givat Avitar » au sommet du mont Sabih.

À Kafr Qaddoum, 3 civils ont été blessés par des balles en métal recouvertes de caoutchouc et des dizaines ont été asphyxiés lors de la répression par les forces d’occupation de la marche hebdomadaire anti-implantation réclamant l’ouverture de la rue fermée de la ville. C’est dans ce contexte que les forces d’occupation ont pris d’assaut le village à l’aube et ont arrêté les deux jeunes, Qusay Adnan Juma’a (27 ans) et Musa Abdel Latif Qaddoumi (21 ans). La famille du jeune Qaddoumi a rapporté que les soldats ont emmené leur fils pieds nus et ne lui ont pas permis de porter des vêtements d’hiver pour se protéger du froid intense et de la très basse température ambiante.

 

L’affaire a commencée dans la société Tivoli Apparels Ltd dans la zone industrielle BSIC de Tongi, à Gazipur, lorsqu’un directeur de production a harcelé une ouvrière de la section de finition le 29 janvier. Les travailleurs se sont mis en grève et ce à quoi la direction a répondu par un lock out. Cela a déclenché la colère des travailleurs, qui sont descendus dans la rue pour dénoncer cette fermeture. Ils ont commencé la manifestation en bloquant la route dans la matinée dans la zone industrielle. Ils ont lancé des pierres en direction de quatre usines ce qui a provoqué l’intervention de la police et le début des affrontements. La police a tiré des chevrotines, des grenades assourdissantes et des grenades lacrymogènes. Au moins de 10 travailleurs ont été blessés dans les affrontements. Trois usines ont fermé leur porte pendant la journée et la direction de Tivoli Apparels Ltd a finalement annoncé que le directeur qui avait molesté l’ouvrière serait licencié.

Un manifestant a été tué dimanche alors que des milliers de Soudanais convergeaient une nouvelle fois vers le palais présidentiel de Khartoum pour dénoncer le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane. Comme à la veille de toute mobilisation contre le pouvoir militaire, les autorités ont procédés à des rafles (on compte 45 militants arrêtés préventivement). Malgré cela, malgré les soldats en armes bloquant routes et ponts et les blocs de ciment installés devant le QG de l’armée et le palais présidentiel, les manifestants ont avancé en scandant « Oeil pour oeil » et « les militaires à la caserne ». Des manifestations ont eu lieu à Gedaref, Kessala et Wad Madani (est), au Darfour (ouest), à Kosti (sud) ou Dongola et Atbara (nord). Un jeune homme de 27 ans a été tué par le tir d’un projectile à la poitrine. Depuis le putsch, 79 manifestants ont été tués.