Le Dr Issam Hijjawi Bassalat et des prisonniers républicains irlandais ont entamé une grève de la faim le 16 septembre pour protester contre l’isolement du Dr Hijjawi Bassalat par les autorités pénitentiaires (voir notre article). Plus de 50 prisonniers ont rejoint cette grève dont 20 détenus à la prison de Maghaberry à Co Antrim et 21 détenus à la prison de Portlaoise. Par ailleurs, 3 prisonnières républicaines, Mandy Duffy, Sharon Jordan et Christine Connor, actuellement détenues au Hydebank Wood College et à la prison pour femmes, ont rejoint la grève hier.

Sharon Rafferty, Mandy Duffy et Christine Connor

Sharon Rafferty, Mandy Duffy et Christine Connor

Jeudi 3 septembre, Gavin McKenna, membre du Sinn Féin Poblachtach, a été arrêté par des membres lourdement armés du RUC/PSNI (la police d’Irlande du Nord) alors qu’il se rendait au travail. Sa maison a également été soumise à un raid brutal des forces de la Couronne. Le lendemain, il a été accusé d’avoir coordonné un « attentat » au cocktail Molotov contre la police. Il s’est vu refuser la libération sous caution et a été renvoyé à la prison de Maghaberry avec trois autres personnes. Gavin McKenna a été détenu à l’isolement à Maghaberry pendant 14 jours avant d’être transféré non pas dans l’aile républicaine de Roe, mais à Bann House, qui abrite des prisonniers loyalistes et non politiques. Il a été fouillé à nu et agressé par des gardiens de prison.

Ses seuls contacts avec l’extérieur ont été deux appels téléphoniques et un appel Zoom en 14 jours, dont l’un a pris fin au bout de quelques minutes. Il a demandé à voir le médecin car il souffre d’un ulcère d’estomac pour lequel il prend des médicaments. Sa demande a été rejetée et il s’est également vu refuser des médicaments, ce qui a entraîné de graves vomissements chaque nuit.

Le logo des Republican Sinn Féin Poblachtach

Le logo des Republican Sinn Féin Poblachtach

Une soixantaine de proches de détenus ont manifesté ce samedi 29 août devant la prison de Saint-Gilles pour demander à pouvoir à nouveau avoir des contacts physiques avec les membres de leur famille ou leurs amis. Ces contacts sont interdits en raison des mesures visant à lutter contre la propagation du coronavirus. Les visites ne sont autorisées que derrière un plexiglas, et les visiteurs doivent crier pour nous faire entendre. Les proches de détenus demandent un retour à des visites « normales » ainsi que la possibilité de contacts physiques sur présentation d’un certificat médical prouvant que le visiteur est négatif.  Il a été proposé à plusieurs reprises que les détenus soient placés en quarantaine après une visite avec contact physique, mais aucune réaction n’a suivi ni du ministère de la Justice ni des autorités pénitentiaires. Rien ne bouge pour les prisonniers et leurs visiteurs alors que les gardiens continuent de faire des allers-retours entre leur domicile et la prison, touchent les détenus sans gants et entrent dans les cellules. De plus, de nombreux gardiens ne portent pas de masque.

Devant la prison de St-Gilles

Jeudi 30 juillet, des dizaines de soldats de l’armée d’occupation israélienne ont envahi la maison de Mahmoud Nawajaa, coordinateur du Comité national palestinien du mouvement Boycott Désinvestissement Sanction (BDS). Il est depuis détenu dans le tristement célèbre centre d’interrogatoire de Jalameh et s’est vu refuser l’accès à un avocat. Les enlèvements nocturnes effectués par des soldats lourdement armés sont une tactique courante des forces d’occupation. Plus d’infos ici.

Mahmoud Nawajaa

Mahmoud Nawajaa

Vendredi 17 juillet, Roland Veuillet, Gilet Jaune emprisonné à Nîmes, a refusé de regagner sa cellule pour protester contre les mauvaises conditions de détention. Près de 40 prisonniers se sont ralliés à sa cause, créant un mouvement de révolte dans la prison. Les prisonniers ont manifesté pendant 45 minutes avant d’être dispersés. Roland Veuillet est emprisonné depuis le 31 mai en attente de son procès lié à sa participation à une manifestation. Il lui était en effet interdit d’y prendre part car il se trouvait sous contrôle judiciaire, poursuivi pour « outrages, rébellion et tentatives d’intimidation » envers un policier (voir notre article).

Le 2 juillet dernier, une cinquantaine de personnes, soutenant le militant Gilets jaunes, s’étaient rassemblées devant le palais de Justice de Nîmes pour réclamer sa libération C’est ce jour-là que s’est tenu son procès, initialement prévu en novembre, devant le tribunal de grande instance. Il a été condamné à 12 mois de prison dont six avec sursis, ainsi que 1.700 euros d’amende.

Rassemblement de soutien à Roland Veuillet (archive)

Rassemblement de soutien à Roland Veuillet (archive)

La prison de Saint-Gilles et le ministère de la Justice ont été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi pour demander au ministre fédéral de la Justice Koen Geens le retour des visites hors surveillance (VHS) dans les établissements pénitentiaires.  « VHS Now! » et « Koen, rends les visites ! » ont été inscrits à l’entrée des deux bâtiments. Les détenus et leurs proches ont dû supporter l’interdiction des visites puis le prolongement de l’imposition d’une vitre de plexiglas empêchant les contacts physiques. Le manque de considération des familles dans la gestion des visites pendant la crise sanitaire a été flagrant.

Le tag sur la prison

Samedi 4 juillet, une manifestation de 900 personnes s’est tenue à Itxassou pour soutenir Mikel Barrios. Arrêté en 2017 en Allemagne puis remis en liberté sous contrôle judiciaire, Mikel Barrio était en procès pour appartenance à l’ETA. En juin 2020, il a été condamné à cinq ans de prison et dix ans d’interdiction du territoire français. Il est emprisonné à la prison de Mont-de-Marsan depuis le 29 juin. Plus d’infos ici.

Plus de 900 personnes pour soutenir Mikel Barrios à Itxassou

Bermal Birtek et Ergin Balta, deux cadres du Parti démocratique des régions (DBP) ont été condamnées chacune à 10 ans et 6 mois de prison par la cour d’appel d’Erzurum. Le tribunal a prononcé sa condamnation au cours d’un nouveau procès des anciens membres de l’assemblée du DBP, Bermal Birtek et Ergin Balta. Les deux militantes ont assisté à leur procès par vidéo-conférences depuis les prisons où elles sont emprisonnées (la prison de Sincan pour Bermal Birtek et la prison de haute sécurité de type L de Patnos pour Ergin Balta). Le Parti démocratique des régions (DBP) est un parti allié du Parti démocratique des peuples, une cible récurrente du régime d’Erdoğan (voir notre article).

Bermal Birtek et Ergin Balta

Bermal Birtek et Ergin Balta

L’ancienne co-maire du district de Nardinay à Mardin, Sara Kaya, a été condamnée à 16 ans de prison. Membre du HDP, elle avait été élue co-maire lors des élections locales du 31 mars 2014. Elle avait ensuite été arrêtée lors d’un raid de la police en 2017 et accusée de « perturber l’unité et l’intégrité de l’État » et d' »être membre d’une organisation illégale ». Sara Kaya a assisté ses audiences depuis la prison fermée de type Tarsus T, où elle est détenue, via le système de vidéoconférence SEGBIS.

Sara Kaya

Sara Kaya

Les Forces de défense du peuple (HPG) a publié un communiqué fournissant des informations sur les dernières actions de la guérilla kurde. À Heftanin, des actions contre les forces d’occupation turques ont eu lieu sur les collines Şehîd Berîvan et Şehîd Adar les 17 et 18 juin. Mardi soir, la zone de Xantur a été bombardée par des hélicoptères d’attaque turcs. Les hélicoptères ont été pris pour cible par les guérilleros et forcés de battre en retraite, l’un d’eux a dû faire un atterrissage forcé. Dans le district de Gever (Yüksekova), dans la province de Hakkari, des guérilleros ont attaqué le 22 juin un véhicule militaire turc circulant dans la région de Geliyê Doski près de l’avant-poste de Memişta. Un soldat a été tué et deux membres des forces de contre-guérilla ont été blessés. Le 23 juin, une unité HPG a frappé  l’avant-poste militaire turc de Perixan. Un sergent et deux soldats ont été tués et un soldat a été blessé.