Après la violente répression policière ciblant des manifestant·e·s qui s’opposaient à un rassemblement d’extrême-droite à Kassel le 20 juillet, un·e des manifestant·e·s a été harcelé·e par des fonctionnaires du Verfassungsschutz (service de renseignement de l’état allemand). La marche d’extrême-droite qui a rassemblé 120 personnes célébrait l’assassinat du politicien Walter Lübcke, ciblé pour ses positions favorables à l’immigration. Des milliers de contre-manifestant·e·s s’étaient rassemblé·e·s, dont 16 ont tenté de bloquer l’avancement de la marche en faisant un sit-in. La police a violemment brisé le blocage à l’aide de coups et de gaz poivré. Plus tard, au moins un·e des activistes s’est fait suivre par des fonctionnaires du Verfassungsschutz. Ceux-ci lui ont fait savoir qu’ils connaissaient son adresse et son numéro de téléphone. Ils lui ont également proposé de l’argent en échange d’informations et de coopération. Durant plusieurs jours, les fonctionnaires ont appelé l’activiste régulièrement.

Un policier asperge des manifestant·e·s antifascistes de gaz poivré à Kassel le 20 juillet

Un policier asperge des manifestant·e·s antifascistes de gaz poivré à Kassel le 20 juillet

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Le mardi 6 août le parquet de Paris a fait appel à la décision de la juge des libertés et de la détention (JLD) qui avait accordé la remise en liberté sous contrôle judiciaire avec bracelet électronique de Antonin Bernanos (voir notre article). La date de l’audience à la cour d’appel n’a pas encore été fixée. L’appel du parquet ne suspend pas les effets de l’ordonnance du JLD, ce qui signifie qu’Antonin Bernanos pourrait être remis en liberté avant le 18 août.

Antonin Bernanos

Vendredi 2 août, Au terme d’une journée de délibération, la juge des libertés et de la détention (JLD) a finalement accepté la remise en liberté sous bracelet électronique de Antonin Bernanos. Il pourra sortir de prison à l’expiration de son mandat de dépôt, au plus tard le 17 août. Cette décision contredit une précédente décision du juge des libertés et de la détention Charles Prats, un sympathisant d’extrême droite qui a choisit de le maintenir en détention provisoire (voir notre article).

La semaine dernière, Jock Palfreeman, un antifasciste de 32 ans, s’est vu refuser la libération conditionnelle. Condamnée en 2009 à 20 ans de prison pour meurtre (voir notre article) et emprisonné depuis 2007, Jock a déjà passé plus de 11 ans en prison. Malgrè cela, tous les appels déposés contre la condamnation et la peine – ainsi que les demandes d’autorisation à purger le reste de sa peine en Australie – ont échoué.

La décision du tribunal de refuser la libération conditionnelle à Jock avait été précédée en avril par sa grève de la faim afin de protester contre les mauvais traitements infligés par les autorités pénitentiaires. La grève a pris fin en mai après 33 jours (voir notre article).

Free Jock

Free Jock

Les “Proud Boys”, des chauvinistes blancs, qui prônent la fin de la sécurité sociale et la fermeture des frontières, ont organisé le rassemblement Demand Free Speech pour protester contre le blocage de certains publicistes fascistes sur des médias sociaux. Des centaines de policiers étaient mobilisés samedi dans la zone entourant le Freedom Plaza de Washington, pour tenter d’empêcher les antifascistes de s’affronter avec des manifestants d’extrême-droite. La police finalement mis fin aux escarmouches et empêché les antifascistes, vêtus de noir et cagoulés, d’ériger des barricades dans les rues avec des coffres à journaux et des chaises. La police a aussi rapidement exfiltré Joey Salads, orateur de Proud Boys, qui avait été encerclé par des antifas.

Antifas samedi à Washington DC

Antifas samedi à Washington DC

Les groupes Rose City Antifa et Democratic Socialists of America avaient appelé samedi à une contre-manifestation devant des dizaines de personnes réunies pour un rassemblement “Him Too”. “Him Too” défends les hommes accusés selon eux injustement d’agression sexuelle. Des membres du groupe fasciste “Proud Boys” étaient également présents. Les antifas ont lancé divers projectiles sur le rassemblement d’extrême droite et notamment des gobelets de ciment à prise rapide, liquide mais contondant. Andy Ngo, militant fasciste qui couvre comme “journaliste” les manifestations à Portland, et qui avait déjà été attaqué en novembre 2018, a été pris violemment à parti. Rossé et blessé, il a dû être hospitalisé. Trois antifas ont été arrêtés pour s’est heurtés aux policiers.

Le publiciste fasciste Andy Ngo en train d’essuyer des coups

Le publiciste fasciste Andy Ngo en train d'essuyer des coups

Ce matin, neuf appartements où sont domiciliés des membres du groupe “Jugendwiderstand” ont été perquisitionnés par la police berlinoise. Selon le parquet général, les militants sont poursuivis pour des activités ciblant le rassemblement pro-israélien du 12 septembre 2018 et la marche néo-nazi commémorant Rudolf Heß (Rudolf-Heß-Gedenkmarsch), le 19 août 2017. Jugendwiderstand était une organisation de jeunesse révolutionnaire et anti-impérialiste, basée à Berlin et fondée en 2015, qui a annoncé sa dissolution le 5 juin 2019.

Jugendwiderstand

Jugendwiderstand

Quatre syndicalistes de la CGT, poursuivis pour «violences en réunion» à l’encontre du député Rassemblement national (RN) du Nord Sébastien Chenu, ont été relaxés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Valenciennes. Fabrice, Nicolas, Roland et Yohan étaient accusés d’avoir violemment exclu l’élu RN d’une manifestation organisée en mars 2018 à Valenciennes par la CGT Métallurgie. Dès le début de ce rassemblement, visant à protester contre ontre la fermeture de la tuberie de Saint-Saulve, en banlieue de Valenciennes. Sébastien Chenu avait été fermement prié de partir, bousculé et s’était retranché dans une agence de voyages. Une dizaine de policiers étaient intervenus pour le protéger. Chenu a 10 jours pour faire appel.

Chenu protégé par les policiers après son expuslion de la manfiestation

Chenu protégé par les policiers après son expuslion de la manfiestation

La DIGOS, dilligentée par le parquet de Venise, a arrêté Juan Fernandez Sorroche, un anarchiste espagnol âgé de 42 ans et résident à Brescia. Il est soupçonné d’être l’un de ceux qui ont placé la bombe au siège de la Ligue à Villorba di Treviso le 16 août dernier. L’arrestation date du 22 mai. La police prétend avoir des traces de son ADN (provenant de la sueur) sur les fils de la bombe et sur les lettres de réclamation. Manuel Oxoli, 38 ans, de Brescia, a aussi été arrêté pour avoir “favorisé le crime par son inaction”.

L’attaque contre le siège de la Ligue

L'attaque contre le siège de la Ligue

La présence du dirigeant fasciste Roberto Fiore, hier soir sur la Piazza Galvani pour un meeting électoral de Forza Nuova à Bologne, a été précédé de manifestations et d’affrontements. Ils étaient un millier de manifestants antifascistes, essentiellement membres des centres sociaux et des collectifs étudiants à marcher sur la Piazza Galvani. Un barrage de policiers les en a violemment empêché. Au moins deux manifestants ont été blessés et un autre fait l’objet d’une plainte pour résistance à la police. Parmi les pancartes les plus répandues dans la manifestation, celles avec l’image de l’horloge de la gare et les mots “à Bologne sera toujours 10h25”, allusion à l’attentat massacre commis par les fascistes le 2 août 1980 à la gare de Bologne.

Les affrontements à Bologne

Les affrontements à Bologne