Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Aujourd’hui, deux personnes ont été arrêtées en Belgique dans le cadre d’une enquête du parquet fédéral menée en collaboration avec Eurojust et Europol. Elles sont accusées d’appartenir à certaines des branches militaires du PKK, y compris les Forces de défense du peuple (HPG) et d’avoir recruté et entraîné des combattant·e·s (dans le cadre de camps d’entrainement) dans plusieurs pays européens.

Ces arrestations se sont déroulées à la suite de perquisitions menées dans cinq pays (Autriche, Belgique, France, Allemagne et Suisse) dans le cadre d’une enquête ouverte en 2017 et menée par un juge d’instruction liégeois en collaboration avec le parquet fédéral. Plusieurs réunions opérationnelles et une réunion de coordination à Eurojust (l’unité de coopération judiciaire de l’UE) ont servi de plate-forme pour échanger rapidement des informations sur les affaires et coordonner les différents étapes de l’enquête ainsi que les arrestations.

Combattant·e·s du PKK (archives)

Combattant·e·s du PKK (archives)

Kazım B., du Tyrol, a été arrêté il y a trois semaines après sa visite à Izmir avec sa famille. Sa femme et ses enfants ont été libérés, mais lui reste en détention et attend sa comparution devant le tribunal. Kazım B. aurait pu partager des messages sur les médias sociaux concernant les Kurdes et critiquer les politiques du gouvernement turc.
La citoyenne autrichienne Hülya Y., mère de trois enfants, a également été arrêtée en Turquie. Tous deux sont accusés de diffuser de la propagande en faveur du PKK. Mardi, la police turque a arrêté le journaliste autrichien Max Zirngast, qui s’intéresse aux Kurdes, il est accusé de “terrorisme”.

Max Zirngast

Max Zirngast

Ce vendredi 3 février, deux à trois mille Autrichiens sont sortis dans les rues de la capitale pour manifester contre l’organisation de l’Akademikerball, le bal annuel organisé par le FPÖ, le Parti de la liberté (extrême droite) dans le palais de Hofburg. Chaque année depuis 1935, ce bal académique est organisé à Vienne par des associations d’étudiants fascistes autrichiennes et allemandes. Lors des précédentes éditions du bal, des manifestations organisées pour protester contre la tenue d’un tel événement ont tourné à l’affrontement. Une partie du 1er arrondissement de Vienne a été interdite au public à partir de 17 heures et un total de 2 700 policiers ont été déployés.

Le départ de la manifestation

EDIT: 21H45 La manifestation est terminée dans le calme. Il y a eu quelques incidents mineurs mais pas d’arrestation.

Le départ de la manifestation

Des heurts ont une nouvelle fois opposé samedi après-midi à Brenner, petite localité à la frontière italo-autrichienne, les forces de l’ordre à plusieurs centaines de jeunes manifestants qui protestaient contre l’annonce de Vienne de préparer un dispositif anti-migrants. Les manifestants tentaient de rejoindre le territoire autrichien depuis celui de l’Italie, quand ils se sont heurtés à de nombreuses forces de l’ordre, policiers et carabiniers en tenue anti-émeutes.

Les manifestants, qui ont brièvement occupé la petite station ferroviaire dans le bourg de Brenner, sur le col du Brenner, ont lancé des pierres et des fumigènes vers les forces de l’ordre qui ont tiré des gaz lacrymogènes. La police a repris la station mais plusieurs dizaines de manifestants se sont alors dirigés vers l’autoroute voisine, fermée à la circulation, où les forces de l’ordre ont alors utilisé des canons à eau. Deux policiers ont été blessés, un véhicule de police incendié et plusieurs manifestants ont été arrêtés. De semblables affrontements avaient eu lieu il y a deux semaines (voir notre article)

Affrontements au Brenner

Affrontements au Brenner

La police autrichienne a utilisé, aujourd’hui dimanche au col du Brenner, du gaz lacrymogène et des matraques, pour repousser des activistes italiens qui s’opposent aux contrôles envisagés par l’Autriche dans le cadre de la crise des migrants. Environ 300 policiers ont été déployés au col du Brenner, frontière dans les Alpes entre l’Autriche et l’Italie. Environ 250 personnes, des Italiens en grande majorité, ont protesté contre les projets de Vienne qui entend renforcer les contrôles sur ce point de passage. L’Autriche souhaite renforcer les contrôles si les autorités italiennes n’arrivent pas à mieux contrôler les routes de migration.

Cet après-midi au col du Brenner

Cet après-midi au col du Brenner

Six policiers ont été légèrement blessés et 54 manifestants antifascistes, arrêtés ce soir à Vienne, où se sont multipliées les manifestations hostiles à la tenue du bal annuel de l’extrême droite autrichienne. Entre 2.000 et 9.000 personnes ont investi le centre de la capitale de l’Autriche pour dénoncer cette soirée organisée à la Hofburg, le palais impérial d’hiver. Le “bal des diplômés de l’université” (Akademikerball), anciennement nommé bal des corporations étudiantes, est organisé par la section viennoise du parti d’extrême droite FPÖ.

13 militants du mouvement Abahlali baseMjondolo ont manifesté devant le consulat honoraire d’Autriche à Durban en Afrique du Sud. Ils se rassemblaient en solidarité avec les occupants de la Pizzeria Anarchia, un immense squat viennois expulsé la semaine dernière par 1’700 policiers anti-émeute (voir notre précédent article).

Manifestation à Durban pour la Pizzeria Anarchia

Manifestation à Durban pour la Pizzeria Anarchia

1700 policiers anti-émeutes, une trentaine de véhicules, des auto-pompes, des bennes à ordure avec grue, un hélicoptère, un tank et une tronçonneuse auront mis 24 heures à déloger la Pizzeria Anarchia et les 19 personnes qui y résistaient, squat viennois occupé depuis novembre 2011. Les occupants ne se sont pas laissés faire, des barricades avaient été dressées dans la rue et au rez-de-chaussée du bâtiment et ils ont résisté toute la journée derrière une banderole “Come and get us” (Venez nous chercher). Des litres de peinture, et objets en tout genre ont arrosés la police qui se faisait huer par la foule tout au long de la journée. Un policier a finalement été blessé par une chute de téléviseur. Finalement, la police a pu rentrer dans le squat et arrêter les 19 personnes qui s’étaient retranchées au dernier étage.
L’opération d’expulsion du squat aura coûté 500’000€ à la police.

La police vide le squat Pizza

La police vide le squat Pizza

Manifestation antifasciste le 24 janvier dernier : la police note les identités de 691 personnes présentes sur les lieux, dont de nombreux passants et arrêtent Josef, un manifestant allemand. Depuis, ce dernier est toujours emprisonné pour avoir -selon la police- brisé une vitre d’un commissariat, attaqué une voiture de police et lancé des objets sur des brigades anti-émeute. Les 691 autres personnes viennent d’être inculpées d’atteinte à l’ordre publique, ce qui est passible de 2 ans de prison en Autriche. L’affaire fait parler d’elle parce que la police a vérifié les identités de façon aléatoires et qu’il y a parmi les inculpés bon nombres de passants qui ne manifestaient pas.

Autriche : 691 personnes inculpées d’atteinte à l’ordre public

Samedi soir, plus de 8000 personnes s’étaient réunies à Vienne pour protester contre le bal annuel de l’extrême-droite qui se déroulait le même soir. Les forces de l’ordre avaient été déployées en nombre et de violents heurts les ont opposées aux manifestants alors qu’elles avaient bouclé un vaste périmètre autour du palais impérial d’hiver où était organisé le bal. Les violences policières ont fait 17 blessés parmi la foule et 5 autres dans les rangs de la police. Certains manifestants souffrent de fractures après avoir été frappés à coup de matraques par des policiers. Durant la nuit, onze véhicules de police ont été détruits. Les dégâts ont été évalués à plus d’un million d’euros, des vitrines de banques et de magasins ayant également été brisées. Quinze personnes ont été interpellées et ont été relâchées. Des organisateurs de la manifestation ont dénoncé une violence extrême de la part des forces de l’ordre et l’opposition a jugé ‘irresponsable’ la stratégie de la direction des forces de l’ordre.

Affrontements entre la police et des manifestants antifa