Après 24 ans d’incarcération, le prisonnier politique basque Mikel Aiensa Laborda a été remis en liberté conditionnelle. Il avait été classé en troisième grade (régime de semi-liberté) en mai 2024 et, depuis octobre de la même année, il purgeait sa peine sous bracelet électronique. Mikel Aiensa avait été arrêté en 2002 à Pampelune. Il avait été condamné en 2003 à 30 ans de prison, accusé d’avoir participé à une action armée de l’organisation indépendantiste basque ETA : l’exécution du politicien de l’UPN, Tomas Caballero Pastor. Durant son incarcération, Aiensa a connu de près la politique de dispersion. Parmi les prisons où il a été détenu figure celle de Monterroso en Galice, située à plus de 600 kilomètres du Pays basque.
Par ailleurs, Soledad Iparraguirre, ancienne dirigeante historique d’ETA, a obtenu un régime de semi-liberté lui permettant de sortir de prison en semaine tout en y retournant pour dormir, selon les dispositions de l’article 100.2 de la réglementation pénitentiaire. Il ne s’agit pas encore du troisième degré, mais d’une formule intermédiaire autorisée par le règlement lorsque la majeure partie de la peine a été purgée. Elle a été arrêtée en octobre 2004 en France, aux côtés de Mikel Albisu. Jugée en France, elle a été condamnée à 20 ans de réclusion. Plus tard, en 2019, elle a été extradée vers l’État espagnol pour y être jugée pour diverses actions armées. Elle a reçu de nombreuses condamnations lors de différents procès, totalisant une peine de 793 ans de prison.