À l’occasion de la Journée internationale des prisonniers politiques, les prisonniers basques Garikoitz Etxeberria, Jon Kepa Preciado, Patxi Ruiz et Mikel Sansebastian ont publié une déclaration dénonçant la répression au niveau mondial, affirmant que « l’oppression et la brutalité sont parmi les principaux piliers de la survie du capital ». Dans leur texte, ils lient les différentes situations internationales de détention, évoquant la Palestine où « le sionisme torture des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants dans ses prisons », mais aussi l’Irlande, la Turquie, l’Inde ou encore le Sahara occidental, en soulignant des grèves de la faim, des détentions prolongées et des violations des droits fondamentaux.
Ils citent également des cas emblématiques comme María José Baños Andújar, détenue gravement malade dans l’Etat espagnol, Mumia Abu-Jamal, détenu aux États-Unis depuis 1981, ainsi que d’autres prisonniers politiques confrontés à de graves conditions de détention en Amérique latine et ailleurs. Dans leur texte, ils dénoncent une violence carcérale largement invisibilisée, affirmant que « nous ne verrons jamais la violence structurelle des prisons dans les médias », et accusent les États se revendiquant démocratiques de maintenir des systèmes répressifs. Malgré la diversité des contextes, ils affirment partager une même lutte, déclarant « nous maintenons ce que nous proclamions dans la rue », tout en poursuivant leur engagement en prison et en appelant à une « amnistie totale » ainsi qu’à la solidarité internationale avec tous les prisonniers politiques.