Le 1er mai 2026, des groupes paramilitaires liés à de grands propriétaires terriens ont attaqué à l’aube la reprise de terres de Kaa’Jari, située dans le territoire indigène Iguatemipeguá II, avant que les forces de police, dont le Département des opérations frontalières (DOF) et la police militaire, n’interviennent pour expulser les paysans. Six paysans autochtones, dont un mineur de 14 ans, ont été arrêtés, tandis que la zone reste encerclée par des groupes armés et contrôlée par les forces de sécurité. L’opération policière a entraîné le déplacement de plusieurs familles vers le village de Limão Verde, lui-même visé par des tirs et des explosions, alors que d’autres restent sur place. Les représentants guarani-kaiowá dénoncent plus largement les retards persistants dans la reconnaissance de leurs terres, certaines en attente depuis plus de vingt ans.