En Iran, le soulèvement se poursuit malgré une répression violente, ayant déjà fait au moins plusieurs centaines de morts, et pouvant atteindre plusieurs milliers selon différents observateurs. Ces chiffres restent nécessairement imprécis et difficiles à vérifier en raison du black-out organisé par le régime depuis le 8 janvier dernier (voir notre article). Parallèlement, de nombreux manifestants ont été arrêtés et le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, promet des procès « rapides » pour les personnes accusées d’« émeutes » ou de « moharebeh » (désignant le fait de prendre les armes ou agir de manière violente pour semer la peur), un chef d’accusation passible de la peine de mort. Sur le plan international, Donald Trump a menacé d’agir « de manière très forte » si des exécutions étaient effectuées, multipliant les menaces d’interventions militaires et d’intensifier les différents dispositifs de sanctions déjà en place, qui ont rendu l’économie du pays exsangue.