Les groupes liés au gouvernement de transition syrien de Hayat Tahrir al-Sham (HTS, héritier d’al-Nosra affilié à al-Qaïda) et soutenus par l’État turc poursuivent leurs attaques autour du barrage de Tichrine. Par ailleurs, ils ont déclaré Deir Hafir et sa province comme zone militaire et ont commencé à bombarder la région avec de l’artillerie, après avoir déjà mené une offensive brutale contre les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et Ashrafiyeh à Alep (voir notre article). L’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie a déclaré un couvre-feu à Raqqa et Tabqa en raison des attaques de ces groupes. Les commandants des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont affirmé leur détermination à résister à toute offensive. Ces attaques s’inscrivent dans une offensive plus large, où HTS, soutenu par la Turquie et appuyé par des puissances occidentales telles que la France, l’Union européenne et les États-Unis, s’attaque au Rojava avec comme toile de fond les négociations au point mort après l’accord du 10 mars 2025 sur l’intégration des institutions civiles et militaires du nord‑est syrien (où les Kurdes sont majoritaires) à l’État syrien. Selon les forces kurdes, cet accord a été rompu par HTS après ces nombreuses attaques. Par ailleurs, l’Union des Communautés du Kurdistan (KCK) a annoncé que son cessez-le-feu avec la Turquie serait remis en cause si Ankara continuait à soutenir cette offensive contre les forces kurdes en Syrie.
