Disparus le 25 décembre 2005 à Bojador, quinze jeunes Sahraouis âgés de 17 à 30 ans ont disparu après leur participation à l’Intifada de l’Indépendance, un mouvement de mobilisation populaire sahraoui lancé en 2005 dans les territoires occupés pour revendiquer le droit à l’autodétermination, le respect des droits humains et la fin de l’occupation marocaine, et violemment réprimé par les autorités. Vingt ans plus tard, leurs familles accusent l’État marocain d’enlèvement et affirment qu’ils seraient détenus dans des prisons secrètes, rejetant la version officielle évoquant leur mort lors d’une tentative de migration vers les Canaries, jamais étayée par des preuves scientifiques indépendantes. Malgré la mobilisation du Comité des mères des quinze, la saisine d’instances internationales dont le Comité de l’ONU contre les disparitions forcées et de nombreuses actions de protestation marquées par la répression, le harcèlement et les menaces, aucune enquête crédible n’a été menée. Les familles dénoncent une politique persistante de déni et d’impunité et appellent la communauté internationale à ouvrir une enquête indépendante, rappelant que cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de violations graves des droits humains au Sahara Occidental occupé, où des centaines de Sahraouis restent portés disparus depuis 1975.