Âgé de 37 ans, Alex Pretti a été tué samedi à Minneapolis lors d’une intervention d’agents fédéraux de la police de l’immigration (ICE), alors qu’une importante mobilisation rassemblait des dizaines de milliers de personnes dans la ville contre cette unité de police. Les autorités fédérales affirment que la victime était armée et a résisté violemment, justifiant l’usage de l’arme à feu, tandis que sa famille conteste cette version et accuse le gouvernement de mentir, affirmant qu’il ne portait pas d’arme. Plusieurs vidéos viennent corroborer la version de la famille. Ce décès, le second en quelques semaines dans la ville impliquant l’ICE (voir notre article), a renforcé la mobilisation, poussant les autorités locales à demander la suspension des opérations fédérales. Sur le plan politique, l’affaire a des répercussions directes à Washington : plusieurs sénateurs démocrates ont annoncé qu’ils refuseraient de voter le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l’ICE. Or, le financement fédéral expire le 31 janvier et 60 voix sont nécessaires au Sénat pour adopter le texte, ce qui fait planer la menace d’un « shutdown », avec mise en congé forcée de nombreux fonctionnaires et perturbation de services publics essentiels.