Le député brésilien bolsonariste Evair de Melo a demandé que les États-Unis classent le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) parmi les organisations terroristes, en l’accusant sans preuve de liens avec le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et des groupes armés. Il affirme également que le mouvement aurait proposé de devenir une « milice armée » au Venezuela. Ses déclarations s’inscrivent dans une offensive de secteurs de l’extrême droite brésilienne visant à criminaliser les mobilisations paysannes et les luttes pour l’accès à la terre.
Cette rhétorique vise également d’autres organisations rurales, notamment la Ligue des paysans pauvres (LCP) dans l’État de Rondônia, régulièrement accusée par des responsables locaux d’être une organisation criminelle. Cette stratégie vise à assimiler les mouvements sociaux à des menaces sécuritaires afin de justifier un durcissement de la répression.
Cette campagne intervient alors que certains responsables bolsonaristes cherchent à obtenir un soutien international, notamment états-unien, pour renforcer la qualification de groupes brésiliens comme « terroristes ». Le gouvernement brésilien a critiqué les appels à une intervention ou à une ingérence étrangère, tout en poursuivant une coopération sécuritaire avec Washington dans la lutte contre le dit « crime organisé ».