Ce jeudi 27 septembre Peter Terryn doit se présenter au tribunal correctionnel de Malines. Il est accusé d’avoir “méchamment entravé la circulation” (art. 406) et d’avoir “détruit des édifices, chemins de fer, constructions ou autres ouvrages d’art” (art. 521). Chaque article porte une peine de 5 à 10 ans.

A l’origine de ces accusations se trouve une sérigraphie que l’inculpé a produit lors de la grève générale de 2016, qui explique comment fonctionne le système de détection de trains. Cette technique fait part entière de l’arsenal des mesures de sécurité d’Infrabel et SNCB et consiste de placer un câble électrique entre les deux voies. Ainsi un court circuit simule la présence d’un train et la signalisation indique que les trains suivants doivent rouler sur vue, c’est à dire à max. 30 km/h. La technique est bien connue, elle ne peut être considéré comme destruction ni entravent de la circulation, et aucun cas d’utilisation de cette technique à été constaté par Infrabel autour de la grève.

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L'affiche incriminée

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