Accueil > Dossiers > Pays-Basque

Pays-Basque

13 juin 2018

Pays-Basques/France : Manifestation le 16 juin pour la libération de prisonniers politiques basques

Samedi 16 juin à 17h à Bayonne, se tiendra une manifestation pour la libération de T Haramburu, J Esnal, J Parot et U Parot, prisonniers politiques Basques de France. Ces prisonniers appartenaient au "Commando Argala" de ETA. Ils avaient été condamné pour avoir mené des action de lutte armée contre l’état espagnol entre 1978 et 1989.

Les trois premiers ont été condamnés à perpétuité en 1997 par la Cour d’assises spéciale de Paris et U Parot a été condamné à 40 ans de détention par le Tribunal Suprême espagnol. Ayant accompli leur peine de sureté, ils sont libérables depuis maintenant plusieurs années.

A l’occasion de cette manifestation, X Aranburu a écrit depuis sa prison une lettre expliquant sa situation. Dans cette lettre il dénonce les mesures de détention prises à son égard qui transforme sa condamnation en condamnation à une mort lente en prison. Par ailleurs il demande la commutation de sa peine à perpétuité, sans limite dans le temps, en une peine de 30 ans, la peine maximale à laquelle il aurait été condamné s’il avait été jugé par l’état espagnol.

Fresque pour ETA au Pays basque Fresque pour ETA au Pays basque

5 juin 2018

Pays basque : 13 ans de prison pour une bagarre avec des gardes civils !

L’Audiencia nacional a condamné huit jeunes Basques de la localité d’Altsasu, pour une bagarre dans un bar avec deux gardes civils, à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison. Ce sont les peines maximales prévues par la loi pour une attaque contre les agents de l’autorité, avec blessures, troubles publics et menaces. Le tribunal a condamné Oihan Arnanz et Iñaki Abad à treize ans de prison ; Jokin Unamuno et Adur Ramirez de Alda à 12 ans, Jon Ander Cob, Julen Goikoetxea et Aratz Urrizola à 9 ans et Ainara Urkijo à deux ans.

Si le tribunal a rejeté l’accusation de "terrorisme", le caractère politique du verdict, qui s’explique par l’appartenance des jeunes à la gauche indépendantiste, est démontré par la lourdeur des peines (le maximum prévu par la loi) et la motivation des condamnations qui a retenu comme circonstances aggravantes "les raisons idéologiques et de l’animosité envers la Garde civile". La décision peut faire l’objet d’un recours dans un délai de 10 jours. Suite à ce verdict, des manifestations ont eu lieu à Altsasu et dans différents points du Pays basque.

L'audience des jeunes d'Altsasu L’audience des jeunes d’Altsasu

Tags de cet article: - - Nos sources
18 mai 2018

Espagne/Pays Basque : Confiscation des biens d’ex-membres de l’ETA

Ce jeudi 17 mai, la garde civile espagnole au Pays Basque sud a mené une opération ordonnée par l’Audience Nationale, appelée "Zerga" (impôt) pour saisir les biens d’une cinquantaine d’anciens prisonniers basques en bloquant plus de 45 comptes bancaires et ordonnant des saisies sur salaires d’une trentaine d’entre eux. Quatre véhicules ont été emportées et 14 locaux immobiliers dont des logements ont été identifiés afin de pouvoir empêcher leur vente ou transmission dans le cas où les indemnités dues ne seraient pas réglées. Le but de cette opération est, pour l’état espagnol, de récupérer les indemnités réclamées par la justice espagnole à l’encontre d’anciens prisonniers basques en vue de régler les indemnités pour responsabilité civile qu’il leur sont réclamées par la Justice. Le montant des indemnités réclamées s’élèverait à 8 millions d’euros. Le ministère a précisé que dix d’entre elles auraient appartenu à l’organisation indépendantiste, et les autres auraient été condamnées pour des faits de "kale borroka" (violence de rue).

Saisie d'un véhicule lors de l'opération "Zerga" Saisie d’un véhicule lors de l’opération "Zerga"

Tags de cet article: - Nos sources
20 mars 2018

Pays basque : Poursuites judiciaires après un hommage à une militante d’ETA décédée

Les agents de la Garde Civile ont arrêtés quatre militants basques aujourd’hui mardi suite à un hommage à une membre d’ETA, Belen Gonzalez Penalba, dans son village natal de Lazkao. Les militants inculpés sont Antton Lopez Ruiz et Oihana Garmendia, deux anciens prisonniers, Miren Zabaleta, dirigeant du parti Sortu en Navarre et Miren Zabaleta, porte-parole de Sortu. Ils ont été remis en liberté mais sont inculpés "d’apologie du terrorisme". Belen Gonzalez Penalba était une dirigeante d’ETA. Membre du "commando Madrid" dans les années ’80, elle était membre de la délégation d’ETA aux négociations de paix en Algérie en 1989 et en Suisse en 1999. Arrêtée en 1999, elle morte d’un cancer en novembre dernier.

Affichage en hommage de Belen Gonzalez Penalba Affichage en hommage de Belen Gonzalez Penalba

Tags de cet article: - Nos sources
15 janvier 2018

Pays basque : 95.000 manifestants pour les prisonniers politiques

Le samedi 13 janvier, comme chaque année depuis 2008, une grande manifestation a fait le tour de Bilbao pour exiger le rapatriement des prisonniers basques. Plus de 95.000 personnes ont répondu à l’appel de la Plate-forme civique Saré exiger la fin de la « violation des droits des prisonniers et des prisonniers politiques basques et leurs familles ». Ni la pluie ni le froid n’ont empêché des dizaines de milliers de personnes de participer à cette manifestation massive qui a lieu chaque année en janvier.

Les familles de prisonniers participant à la manifestation brandissaient des panneaux indiquant les destinations et distances qui leur étaient imposées pour visiter leur proches pendant à peine 40 minutes (« Grenade 875 km », « Almeria 1.040 km », etc.). Depuis 1989, il y a eu 16 décès dans des accidents de la route parmis les familles visitant les 300 prisonniers liés à l’ETA et à la gauche indépendantistes. Sur ces 300, seuls cinq sont actuellement détenus au pays basque.

La manifestation de samedi à Bilbao La manifestation de samedi à Bilbao

27 octobre 2017

Pays basque/Catalogne : Occupation du Consulat d’Espagne

De bonne heure ce matin, quatorze activistes du mouvement altermondialistes Bizi ! sont montés sur la devanture du consulat d’Espagne, à Bayonne, pour dérouler une banderole. Sur celle-ci est écrit "Dérive totalitaire BASTA !" et apparaît "Free #Jordis". Le premier objectif de cette action : réclamer la libération immédiate des leaders catalans de l’ANC et Omnium Cultural, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart qui risquent 15 ans de prison pour sédition. Le deuxième objectif de cette action est de dénoncer l’activation de l’article 155 par le gouvernement espagnol impliquant la mise sous tutelle de la Catalogne.

A Bayonne ce matin A Bayonne ce matin

Tags de cet article: - - - - Nos sources
28 août 2017

Semaines d’action : Liberté pour Nekane - Du 15 au 30 septembre 2017

Nekane Txapartegi est une féministe, militante et journaliste révolutionnaire basque. Après une année passée dans la clandestinité, elle a été arrêtée à Zurich le 6 avril 2016. La raison de son arrestation est une demande d’extradition venue de L’État Espagnol, elle est emprisonnée à Zurich depuis.

Avant de fuir le Pays-Basque, elle a été enlevée par la Guardia Civil, police paramilitaire espagnole, en 1999. Elle a enduré un emprisonnement "secret" ("Incomunicado") pendant 5 jours sans aucun contact avec un avocat, un médecin ou ses proches. Elle a été lourdement torturée et violée durant cette détention. Ils lui ont arraché une fausse confession en la battant, en lui donnant des coups de pieds, en organisant une fausse exécution et en la violant. A cause de cet aveux obtenu sous la torture, Nekane a été condamnée à plusieurs années de prison lors d’un procès de masse contre la gauche basque pour "Soutien à une organisation terroriste". Elle est passée dans la clandestinité pour fuir la justice de classe espagnole. Les partisans de l’État Espagnol l’ont suivi jusqu’à Zurich où elle a été arrêtée au printemps de l’année dernière par la police suisse collaborant avec l’État Espagnol.

En parallèle au procès concernant son extradition, il y a également un procès concernant son statut de réfugiée politique. Mais les autorités publiques de la première instance ont décidé de son extradition et contre son statut de réfugiée, malgré que la torture ait été prouvée. Le mois dernier, une autre instance judiciaire a pris une décision en faveur de son extradition vers l’État Espagnol, citant la "tradition démocratique" de celui-ci.

Depuis l’arrestation de Nekane, une large campagne de solidarité s’est formée en Suisse. La solidarité est plus importante que jamais après cette décision de justice négative. Une réponse décisive est nécessaire ! C’est pourquoi nous appelons pour des journées d’action pour la libération de Nekane du 15 au 30 septembre. Il y a aura plusieurs types d’actions, de meetings, etc. dans les villes de Suisse. Les journées d’action s’achèveront le 30 septembre par une manifestation à Zurich.

Participez aux journées d’action pour la libération de Nekane !
Liberté pour Nekane et pour tous les prisonniers politiques !
www.freenekane.ch

Liberté pour Nekane ! Liberté pour Nekane !

Tags de cet article: - - Nos sources
17 août 2017

Pays-Basque/Bretagne : Solidarité avec Lola et Marina

Marina Bernardo et Lola Lopez sont deux prisonnières catalanes membres du collectif des prisonnièrEs politiques basques emprisonnées à Rennes.Voir notre article précédent. Un apéro de soutien aura lieu à Rennes ce samedi 26 août à partir de 17h (39, rue de Dinan, Rennes). Dans les Pays Catalans, Rescat organisera une manifestation pour leur libération ce samedi 19 août à 20h30 (plaça del Raspall de la Vila de Gràcia).

"Nous les voulons parmi nous pour les fêtes" "Nous les voulons parmi nous pour les fêtes"

Tags de cet article: - - - - Nos sources
1er août 2017

Espagne/Pays basque : Mort d’un prisonnier politique

Le prisonnier politique basque Kepa del Hoyo, 46 ans, est mort hier lundi en matinée à la prison de Badajoz des suites d’un infarctus. Il était incarcéré depuis 20 ans suite aux arrestations qui ont frappé le commando Biscaye d’ETA en septembre 1997. Il purgeait une peine cumulative de 30 ans pour sa participation, qu’il revendiquait, à ETA. Ayant déjà purgé 20 ans, il aurait dû être libéré, mais il faisait partie de ces militants visés par les nouvelles dispositions du gouvernement espagnol et privés de leur droit à la libération selon le calcul légal d’application des peines. Un rassemblement d’hommage a immédiatement eu lieu devant le siège local du Parti Populaire (droite gouvernementale).

 Kepa del Hoyo Kepa del Hoyo

Tags de cet article: - - - - Nos sources
18 juillet 2017

Pays-Basque : Arrestation de Liher Rodriguez Aretxabaleta, condamné à 718 ans de prison

La Garde Civile espagnole a arrêté à Bilbao ce lundi Liher Aretxabela Rodriguez, qui avait été condamné en juin dernier à 718 de prison pour l’explosion d’un camion le 25 mai 2005, explosion attribuée à l’ETA. Il avait purgé 5 ans de prison en France et avait été extradé en Espagne en 2012 puis relâché.

Liher Rodriguez Aretxabaleta Liher Rodriguez Aretxabaleta

Tags de cet article: - - - Nos sources

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 250

SPIP | Plan du site | Qu'est-ce que le RSS?