La justice bolivienne a annulé les mandats d’arrêt visant les syndicalistes Mario Argollo, dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), et Vicente Salazar, responsable de la Fédération paysanne Túpac Katari. Les organisations syndicales et paysannes avaient fait de cette mesure une condition préalable aux négociations avec le gouvernement du président Rodrigo Paz. Parallèlement à ce premier recul gouvernemental, les tensions demeurent vives : les manifestants continuent d’exiger des réponses à la crise économique et d’autres appellent à poursuivre les blocages, tandis que le gouvernement dispose désormais de nouveaux outils juridiques pour intervenir sur les barrages routiers. Les protestations perturbent l’approvisionnement de plusieurs villes et ont déjà fait quatre morts et plus d’une centaine d’arrestations selon les autorités.