À Lagos, la police a dispersé au gaz lacrymogène des habitants déplacés des bidonvilles qui manifestaient pour obtenir une indemnisation après des expulsions massives et la destruction de leurs logements. Les protestataires dénonçaient des démolitions menées sans préavis, sans compensation ni solution de relogement, laissant des milliers de personnes sans abri. Les autorités de l’État justifient ces opérations au nom de l’urbanisme et de la prévention des risques environnementaux, tandis que les habitants et les défenseurs des droits humains pointent une réponse sécuritaire brutale face à une crise sociale aggravée par la pauvreté et la croissance rapide de la population urbaine.