Aitzol Gogorza a été libéré après 26 années de détention liées à des condamnations pour appartenance à l’ETA, purgées entre la France et l’Espagne. Arrêté en 1999 en France puis extradé en 2011, il a cumulé plusieurs peines, les autorités espagnoles ne reconnaissant pas sa détention précédente. Gravement malade, notamment sur le plan psychique, il n’avait obtenu qu’en 2019 l’autorisation de purger sa peine à domicile malgré de nombreuses hospitalisations et tentatives de suicide, sa situation ayant suscité des refus répétés de libération anticipée avant cette date.
Dans un autre cas, Andoni Goikoetxea a également été libéré après avoir purgé l’intégralité de sa peine, soit environ onze ans d’incarcération liés à des condamnations pour liens avec l’ETA. Arrêté en 2013 en France puis libéré en 2017 après y avoir purgé sa peine, il avait ensuite été arrêté en 2019 par la Guardia Civil pour exécuter une condamnation de sept ans prononcée en Espagne, qu’il a finalement entièrement accomplie avant sa libération.