Le gouvernement britannique renforce sa politique migratoire en supprimant, à partir du 26 mars, les visas étudiants pour les ressortissants d’Afghanistan, du Cameroun, de Birmanie et du Soudan, ainsi que les visas de travail qualifié pour les Afghans. Selon le ministère de l’Intérieur, ces nationalités sont celles dont les étudiants demandent le plus souvent l’asile après leur arrivée au Royaume-Uni : les demandes ont augmenté de 470 % entre 2021 et 2025, et environ 95 % des Afghans entrés avec un visa d’études ont ensuite sollicité l’asile. Londres justifie cette mesure par la volonté de « mettre fin aux abus » et de réduire le coût du système d’asile, estimé à plus de 4 milliards de livres par an. Cette décision s’inscrit dans un durcissement plus large de la politique migratoire du gouvernement de Keir Starmer, qui prévoit notamment un statut de réfugié plus court et réexaminé régulièrement afin de limiter les arrivées et l’immigration légale.