Des manifestations organisées dans plusieurs villes de Turquie contre le 12e paquet judiciaire ont donné lieu à une répression particulièrement marquée à Ankara. La marche appelée par l’Ankara Kadın Platformu a été bloquée par la police, qui a encerclé les participantes, utilisé du gaz lacrymogène et procédé à l’interpellation de quatre femmes après des violences physiques. Les journalistes présents pour couvrir l’événement ont également été pris pour cible. Trois personnes arrêtées ont ensuite été libérées, tandis qu’une quatrième, blessée lors de l’intervention policière, est restée hospitalisée avant sa remise en liberté.
Les organisations féministes et LGBTQIA+ mobilisées dénoncent une répression visant à empêcher les contestations du 12e paquet judiciaire, présenté par le pouvoir comme une réforme mais critiqué pour ses atteintes aux droits des femmes, des enfants et des personnes LGBTQIA+. Elles accusent ce dispositif législatif de fragiliser des acquis en matière de droits familiaux, de protection contre les violences et d’autonomie économique, tout en criminalisant les mobilisations sociales qui s’y opposent. Des rassemblements similaires à Antakya, Amed, Istanbul et Eskişehir ont également été réprimés.
