Accueil > Dossiers > Belgique - Affaire du 5 juin 2008 > Belgique : Le point sur "l’affaire du 5 juin"

5 juin 2015

Belgique : Le point sur "l’affaire du 5 juin"

Le 5 juin 2008, une vague de perquisitions et six arrestations frappait notre Secours Rouge. Des poursuites seront engagées contre quatre de nos membres : Bert, Constant, Wahoub et Abdallah. Ils sont accusés de "participation à activité terroriste", celle d’une organisation clandestine révolutionnaire en italie, le Parti Communiste Politico-militaire. En février 2007, la police italienne avait découvert, chez un des membres du PCPM  , de photos d’identité des 4 du SR. Alors que la justice italienne n’a pas estimé cela suffisant pour poursuivre nos militants (alors qu’elle a la main lourde dans ces situations), le parquet fédéral belge décide de le faire.

Mais en Belgique, les perquisitions et les rapport d’espionnage (un an d’espionnage avec écoutes, caméras sur les domiciles, filature etc.) ne produisent rien, et un magnifique mouvement de solidarité se manifeste envers nos membres qui seront remis en liberté provisoire (c’est encore leur statut). Le parquet fédéral s’obstine à les poursuivre, mais il va être mis légalement en difficultés d’abord par la justice italienne, qui décrète en février 2012 que le PCPM   n’était pas une "organisation terroriste" mais une "organisation subversive" ; ensuite par la justice belge : en avril 2012, la Chambre du Conseil, rejette l’accusation de "participation à une activité terroriste" et ne poursuit nos quatre membre "que" pour "tentative de faux" (avec en plus, pour Bert, la détention d’un brouilleur d’ondes gsm).

Le parquet va s’obstiner, exiger que la qualification de terrorisme soit retenue, aller et gagner en appel. Mais en juin 2013, la cour de cassation casse cette décision et renvoie le dossier devant une cour d’appel qui doit à nouveau décider si, en plus de la "tentative de faux" et de la possession du brouilleur, il convient de poursuivre nos quatre membres pour "participation à une activité terroriste". Voilà donc sept ans que la procédure est ouverte, et deux ans que l’on attend la date de la comparution en chambre d’appel (ne parlons même pas du procès sur le fond). Depuis, tous les condamnés du PCPM   sont sortis de prison.

Voir l’historique complet et illustré de l’affaire du 5 juin

SPIP | Plan du site | Qu'est-ce que le RSS?