Le 7 janvier 2026, un détenu de 23 ans est mort dans sa cellule à la prison de Majicavo à Mayotte, la deuxième disparition en moins de deux mois. Conçue pour 278 places, la prison accueille régulièrement plus de 600 détenus dans des conditions insalubres, avec un accès quasi nul aux soins et des cellules entassant 4 à 6 personnes sur moins de 15 m². Ces décès soulignent l’usage de l’incarcération comme outil de contrôle et d’expulsion, alors que l’État français planifie un second établissement pénitentiaire, justifié officiellement par l’humanitaire mais destiné à renforcer la répression sur l’île.
