L’incertitude domine en Syrie après une offensive majeure, alors que le chef de HTS, Abou Mohammed al-Scharaa, a annoncé dimanche soir un cessez-le-feu et un accord avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), sans confirmation de ces dernières. Le commandant en chef des FDS, Mazlum Abdi, a seulement indiqué que des discussions étaient prévues à Damas ce lundi 19 janvier, précisant que ses forces s’étaient retirées des zones de Raqqa et de Deir ez-Zor. Par ailleurs, il a affirmé que : « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir ; nous en avons la force. C’est une résistance, et je suis convaincu que, comme nous l’avons fait ces quatorze dernières années, nous réussirons à nouveau à l’avenir. » Il a également dénoncé l’alliance entre le gouvernement de transition syrien, la Turquie et les puissances impérialistes visant à démanteler l’autonomie du Rojava. Selon plusieurs analyses de la situation militaire et territoriale dans le nord-est de la Syrie, les forces des kurdes et leurs alliés (Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie et Forces démocratiques syriennes) auraient perdu une part très significative de leur territoire, de 40% à 66% selon les différentes estimations. Parallèlement, Damas a annoncé la signature de décrets reconnaissant certains droits culturels et administratifs kurdes, une mesure jugée largement insuffisante par les dirigeants kurdes, qui dénoncent l’absence de garanties réelles sur l’autonomie politique, la sécurité et l’avenir du Rojava.












