Après une progression rapide dans les zones arabes, les forces gouvernementales ont subi de lourdes pertes face aux Forces démocratiques syriennes en tentant de progresser vers Kobané et Hassaka (photo: quelques combattants et combattantes des FDS et des YPJ tué.e.s ces derniers jours). La ligne de front s’est stabilisée et des cessez-le-feu plus ou moins bien respectés se sont succedés jusqu’à ce qu’un accord général ait été signé le 29 janvier. Selon cet accord, l’armée gouvernementale et les FDS se maintiendront dans leur propres zones, séparées par une distance de sécurité. Les FDS s’intégreront à l’armée en formant trois brigades autonomes stationnées à Hassaka et une brigade à Kobané. Ce seront des brigades régionales à recrutement local et elles garderont leurs commandement issus des FDS ainsi que leur propre mode de formation politico-militaire. Les YPJ (Forces de Défense des Femmes) resteront une force constituée au sein des FDS. Les forces de sécurité gouvernementales seront déployées à Hassaka, mais les forces de sécurité du Rojava, les Assayish, continueront à assurer la sécurité des habitants de la région.
L’enseignement dans la langue maternelle sera officiellement accepté. Les lycées et les universités du Rojava seront officiellement reconnus. Les diplômes délivrés par l’Administration autonome seront également reconnus. Le gouverneur de Hassaka sera désigné part l’Administration autonome et les institutions feront l’objet d’une intégration. La sécurité des frontières sera assurée par la région. Le poste-frontière de Semalka (‘vers le Kurdistan irakien) sera ouvert. Des discussions sont en cours pour que les représentants de l’administration autonome travaillent au sein des ministères de l’état syrien. Des élections pourraient également avoir lieu à l’avenir. Les négociateurs du Rojava ont pris des initiatives pour que les habitants de Sheikh Maqsoud, Ashrafiyah et Shehba puissent rentrer chez eux. Des efforts sont également déployés concernant Serêkaniyê, qui est toujours sous contrôle turc. Afrin est toujours aux mains de la Turquie, mais elle sera également évacuée.












