Des documents obtenus via la loi israélienne sur la liberté de l’information révèlent que plus de 50 000 soldats servant dans l’armée israélienne possèdent une autre nationalité, soit près de 8 % des effectifs (actifs et réservistes). Parmi eux figurent 6 127 Français, plaçant la France au deuxième rang après les États-Unis (plus de 12 000), devant la Russie, l’Ukraine, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Des ressortissants belges sont également concernés, plus de 400 selon les derniers décomptes, et pourraient faire l’objet de procédures judiciaires en Belgique. Selon des experts en droit international, la double nationalité n’offre aucune immunité en cas d’accusations de crimes de guerre. Plusieurs actions judiciaires seraient en cours en France, en Belgique ou encore en Afrique du Sud.