Le Parlement européen a adopté le 10 février une liste de « pays tiers sûrs », soutenue par la droite et l’extrême droite, afin d’accélérer le traitement (et souvent le rejet) des demandes d’asile provenant de ces États. Parmi les pays cités figurent notamment le Maroc, la Tunisie, l’Égypte et certains États voisins candidats à l’adhésion à l’Union Européenne (UE). Les demandes seront examinées via des procédures accélérées et, en cas de refus, les recours ne seront plus suspensifs, ce qui pourrait entraîner des expulsions avant la fin des procédures. La mesure pourrait aussi permettre de renvoyer des exilés vers des pays jugés « sûrs » où ils ont simplement transité, dans le cadre d’accords avec l’UE.