La justice fédérale brésilienne a condamné José Maria de Almeida, président du PSTU (Parti socialiste des travailleurs unifié), à deux ans de prison avec sursis pour racisme, à la suite d’un discours prononcé en 2023 à São Paulo lors d’un rassemblement pro-palestinien. « Tout acte de force, tout acte de violence commis par le peuple palestinien contre le sionisme est légitime, et nous devons le soutenir ici en Palestine et dans le monde entier. (…) Mais il ne s’agit pas seulement de cela, il s’agit aussi de mettre un terme, une fois pour toutes, à l’État sioniste d’Israël. Afin que l’État palestinien, laïque et démocratique, puisse prospérer, du Jourdain à la mer », avait déclaré José Maria à l’époque.
Le tribunal a estimé que ses propos, appelant à la fin de l’État d’Israël et légitimant la violence contre le sionisme, avaient un caractère discriminatoire envers la communauté juive. L’affaire, initiée après des plaintes d’organisations juives sionistes, repose sur la loi brésilienne contre les crimes raciaux. Le juge a précisé que critiquer Israël n’est pas en soi antisémite, mais que les déclarations incriminées dépassaient ce cadre. Le parti a annoncé faire appel, dénonçant une décision politique.