Selon le dernier panorama des menaces publié par la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), le nombre d’atteintes contre la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française s’est stabilisé à un « niveau élevé » en 2025. Les entreprises de la BITD et les centres de recherche liés à la défense sont surtout visés par l’espionnage. Les prises de contrôle capitalistique, avec le risque de détournement de savoir-faire, ont représenté 15 % des atteintes, tandis que les manœuvres de dénigrement, orchestrées par des concurrents, des États étrangers ou des mouvements contestataires, ont représenté 11 % des atteintes. Quant au nombre d’atteintes physiques, il a augmenté, passant de 18 % en 2024 à 24 % en 2025.
Ces intrusions peuvent avoir diverses motivations. La première est évidemment l’espionnage : des ordinateurs, voire des machines-outils, ont ainsi été dérobés. Le contre-espionnage militaire rapporte également que les « emprises de la sphère défense ont été ciblées par des actions de sabotage et des dégradations [incendies d’infrastructures énergétiques et de chaînes de production, tags, jets de peinture, etc.], majoritairement commises » à leurs abords. Le rapport évoque des revendications de « certaines mouvances d’ultragauche (…), en lien avec le conflit israélo-palestinien ».