La coprésidente de la Fédération des associations de jeunesse socialiste (SGDF), Berfin Polat, arrêtée lors de la vague de répression visant le Parti Socialiste des Opprimés (ESP) et d’autres organisations le 3 février 2026, a été remise en liberté à l’issue de sa première audience devant le tribunal pénal d’Istanbul. Le procès a été renvoyé au 3 septembre 2026.
Lors de sa défense, Berfin Polat a affirmé que les faits retenus contre elle relevaient exclusivement de ses activités politiques légales : manifestations, mobilisations féministes, commémorations du massacre de Suruç et participation à des réunions publiques. Elle a dénoncé une atteinte à la liberté d’organisation politique, soulignant que sa participation à ces événements était publique et ne nécessitait pas le recours à des témoins anonymes pour être établie. À sa sortie de prison, elle a été accueillie par ses camarades, affichant un large sourire et faisant le signe « V » de la victoire.