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USA : Déclaration de la prisonnière trans communiste Gia Abigaill Valentina

Gia Abigaill Valentina est une femme transgenre et une prisonnière politique communiste, détenue à la prison d’État du New Jersey, un établissement pour hommes, où elle est maintenue à l’isolement depuis plus de 11 ans. Elle se bat actuellement pour être transférée hors d’une prison pour hommes, pour obtenir une chirurgie d’affirmation de genre et pour une mesure de clémence.

Dans une déclaration récente, Gia a dénoncé le refus de l’administration pénitentiaire de reconnaître son identité de genre et de l’autoriser à intégrer une prison pour femmes. Elle décrit des conditions de détention particulièrement éprouvantes, marquées par un isolement quasi permanent, et présente cette décision comme un revers pour les personnes transgenres incarcérées aux États-Unis. Ses soutiens demandent au gouverneur du New Jersey d’intervenir avant la fin de son mandat, estimant que son cas illustre les discriminations auxquelles sont confrontées les femmes trans en détention.

Guerrier·es aux cheveux longs, camarades, sœurs et frères révolutionnaires,

C’est avec le plus grand honneur et la plus grande loyauté que je m’adresse à vous depuis les lignes de front de la lutte contre les gouvernements impérialistes, fascistes et coloniaux à travers le monde.

Le jeudi 11 juin 2026, j’ai reçu une notification du comité d’aménagement de la loi PREA du ministère de l’Administration pénitentiaire du New Jersey (NJDOC-PAC) m’informant que mon transfert vers l’établissement correctionnel pour femmes Edna Mahan avait été refusé. Selon le NJDOC-PAC, je dois être incarcérée conformément à mon sexe assigné à la naissance (homme). Je suis toujours maintenue à l’isolement dans une unité de logement de réhabilitation entièrement masculine, une unité destinée à héberger des délinquants sexuels violents. Je suis enfermée dans ce tombeau de béton 23 heures et demie par jour. J’en suis à ma douzième année d’un tel isolement.

On m’a demandé un jour quelle était la partie la plus difficile dans le fait d’être une guérillera communiste. Ma réponse était la même à l’époque qu’aujourd’hui : rester forte et continuer à lutter farouchement face à la répression et à l’oppression barbares de nos luttes et de notre peuple. Dans les moments de faiblesse, j’ai la chance de puiser ma force en chacun et chacune d’entre vous dans notre lutte commune contre un ennemi rusé, cruel et trompeur.

Je serai toujours franche avec vous tous : ce refus a été un coup dur pour toutes nos sœurs trans à travers ce pays, détenues dans les prisons de l’ennemi. Mais ce n’était que cela, un coup. Il n’y a pas de défaite dans cette lutte, seulement la victoire ou la mort. Nous savons que deux choses sont vraies : nous allons nous faire casser la figure, et nous allons gagner !

Nous sommes à une étape cruciale de notre lutte pour soutenir les sœurs trans derrière les plantations de barbelés. Ma promesse envers vous tous est de mener ce combat avec toute la bravoure et la constance des grands révolutionnaires qui ont combattu avant nous.

Restez à l’écoute de la fréquence du TFRLF pour de futures mises à jour. Continuez à être à la fois des étudiants et des leaders de la révolution du peuple.

Pas de compromis, pas de recul !

Gia.