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Bolivie : Des dirigeants syndicaux et paysans arrêtés dans un contexte d’état d’urgence

Un mois après l’instauration de l’état d’urgence par le gouvernement du président Rodrigo Paz, la répression contre des dirigeants sociaux, syndicaux et paysans s’intensifie en Bolivie. Le 17 juillet, les autorités ont arrêté David Mamani, dirigeant de la Fédération Tupac Katari, qui était entré dans la clandestinité, ainsi que David Quispe Machaca, membre de la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSUTCB). Tous deux sont accusés de « terrorisme », une qualification utilisée comme un moyen de criminaliser les mobilisations et les blocages organisés en mai et juin. Le dirigeant paysan Vicente Salazar, également issu de la Fédération Tupac Katari, reste détenu dans la prison de haute sécurité de Chonchocoro et risque jusqu’à 20 ans de prison. Selon les autorités judiciaires, plus de 100 procédures pénales ont été ouvertes à la suite des mobilisations, avec plusieurs dizaines de personnes placées en détention préventive.