Le continent latino-américain demeure de loin le plus mortel pour ceux (et souvent celles) qui ne font que protéger leurs terres, leurs droits ou leurs cultures, montre le 14ᵉ rapport de Global Witness publié ce 16 septembre. 85% des meurtres ont eu lieu en Amérique latine. Deux pays cumulent plus de la moitié des tués dans le monde. Trente-neuf personnes tuées en Colombie, le plus mortel des pays depuis quatre ans. 26 au Brésil, plus du double de l’an dernier, essentiellement dans les États du Rondonia et du Para où s’est déroulée la dernière conférence climat de l’ONU. Suivent le Honduras et les Philippines (12 tués dans chacun), le Mexique et le Guatemala.
Dans le monde, plus des trois-quarts des personnes tuées sont des petits fermiers, des Afro-descendants et des autochtones. Les conflits de territoires sont la cause de la moitié des morts recensés. Parmi les facteurs, se frotter aux projets des industries extractives fait encourir des risques létaux. L’ONG lie ainsi onze morts à des projets miniers. Il y a ensuite la toute-puissance de multinationales dans l’industrie du bois.