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Grèce : L’anarchiste Nikos Maziotis répond aux déclarations de l’ambassadrice des Etats-Unis

Nikos Maziotis réagit aux propos de l’ambassadrice des États-Unis Kimberly Guilfoyle concernant sa libération, affirmant qu’il considère cette réaction comme la confirmation de son opposition au système politique et social qu’il dénonce. Maziotis revendique également l’attaque à la roquette contre l’ambassade états-unienne à Athènes en 2007, menée par le groupe anarchiste Lutte Anarchiste, comme une réponse à la politique des Etats-Unis.

À l’occasion des déclarations de l’ambassadrice des États-Unis, Kimberly Guilfoyle, concernant ma libération, je souhaite déclarer ceci : lorsque l’ennemi fait de telles déclarations, cela signifie que je suis sur le bon chemin ! Je commencerais à m’inquiéter s’il faisait des déclarations élogieuses à mon sujet !

En effet, je n’ai pas ma place dans une société et un système qui, sous le terme de « civilisation », entendent la soumission, l’oppression, l’esclavage, le racisme, l’inégalité, les guerres, le génocide des peuples, la destruction de la nature et de la terre. Des individus comme Kimberly Guilfoyle considèrent que c’est cela la « civilisation » et la « démocratie ».

D’un autre côté, c’est de l’hypocrisie de me qualifier de « terroriste » venant de la représentante des véritables archi-terroristes, des bourreaux des peuples, des impérialistes, de ceux qui bombardent et assassinent des civils en Iran, hier en Irak et en Afghanistan, de ceux qui arment Israël pour qu’il assassine des dizaines de milliers de civils palestiniens dans la bande de Gaza.

Ce sont les mêmes qui, autrefois, bombardaient le Viêt Nam et se trouvaient derrière chaque régime fasciste et dictatorial en Amérique latine, en Asie et en Afrique, ceux qui formaient les tortionnaires et soutenaient les escadrons de la mort. Ce sont les mêmes qui torturaient des prisonniers à Guantánamo et à Abou Ghraib après l’attaque du 11 septembre 2001 et la déclaration de la guerre contre le « terrorisme ».

La représentante de l’Empire ne manque pas d’audace de parler, alors que son État, via le FMI, a imposé au peuple grec un odieux régime de servage à travers les mémorandums qui ont anéanti des milliers de citoyens, tandis qu’elle-même tenait des propos abjects sur le peuple grec, prétendant que nous étions des paresseux.

L’ambassadrice des États-Unis devrait savoir que beaucoup dans ce pays n’oublient pas le rôle sale que son État a joué dans l’histoire de cette terre, notamment lors de la guerre civile de 1947-1949 et de la dictature de 1967-1974. Et elle devrait prendre en compte que de très nombreuses personnes ici, mais aussi à l’international, se sont réjouies et ont salué l’attaque de Lutte Révolutionnaire à la roquette antichar RPG contre l’ambassade des États-Unis en 2007. Avec cette attaque, nous avions répondu au président américain de l’époque, George W. Bush — qui, dans le cadre de sa « guerre contre le ‘‘terrorisme’’ », avait déclaré « quiconque n’est pas avec nous est contre nous » — que NOUS NE SOMMES PAS AVEC VOUS, NOUS SOMMES CONTRE VOUS ! Tout comme de très nombreuses personnes dans ce pays !

Nikos Maziotis

20 septembre 2026