Des centres de renseignement liés au Department of Homeland Security (DHS) surveillent des militants qui contestent les technologies de surveillance. Un rapport du centre de fusion du Massachusetts, une structure chargée de centraliser et de partager des informations entre les forces de l’ordre locales, étatiques et fédérales, puis transmis à un centre similaire du Wisconsin, cite notamment SparrowMap, une plateforme qui utilise des caméras publiques et bénévoles pour repérer en temps réel des véhicules de police équipés de systèmes automatisés de lecture des plaques (ALPR), comme ceux de Flock Safety.
Le rapport affirme que des utilisateurs de réseaux sociaux ont appelé à surveiller les véhicules des forces de l’ordre et de l’ICE via SparrowMap, tout en précisant qu’aucune intention criminelle n’a été identifiée. Cette surveillance s’inscrit dans un contexte où les autorités étatsuniennes développent de nouvelles catégories de menaces visant les opposants aux technologies de surveillance, notamment l’« extrémisme anti-technologie » et l’« extrémisme anti-surveillance ». Cette situation soulève une situation ironique : des outils de renseignement très puissants sont utilisés pour surveiller des citoyens qui cherchent précisément à documenter et à contrecarrer la surveillance étatique.