L’opération menée mercredi par la police fédérale dans le cadre de l’enquête contre Code Rouge 2025 était plus importante qu’annoncée (voir notre premier article) puisque ce sont au total 19 adresses qui ont été perquisitionnées à Saint-Gilles, Anvers, Hainaut, Saint-Josse, Bruges, Gand, Lochristi, Diest, Liège, Yvoir, Bruxelles et Anderlecht. La police a défoncé leurs portes à 5 heures du matin, fouillé leurs maisons, saisi leurs téléphones, leurs ordinateurs portables et leurs carnets de notes, ainsi que ceux de leurs partenaires et colocataires. Quinze personnes ont été arrêtées et interrogées par la police judiciaire fédérale de Flandre-Orientale. Jeudi, six d’entre eux ont comparu devant le tribunal de Gand, qui a décidé de placer deux personnes en détention provisoire. Ces dernières comparaîtront de nouveau devant le tribunal de Gand mardi, qui statuera sur leur maintien en détention et les modalités de celle-ci. Deux activistes ont été équipés de bracelets électroniques.
Il se confirme que cette opération s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur plusieurs manifestations récentes du groupe écologiste, notamment celles qui ont eu lieu devant l’usine ArcelorMittal à Charleroi et l’usine Cargill à Gand en 2025. Le parquet l’a confirmé aujourd’hui, précisant avoir ouvert l’enquête suite à deux plaintes déposées au civil.