Un manifestant antifasciste a été arrêté le 7 mars place Poelaert à Bruxelles lors d’un face-à-face sous haute surveillance policière entre environ plusieurs centaines de contre-manifestants antifascistes et une trentaine de militants fascistes rassemblés pour une action en mémoire de Quentin Deranque, militant néo-nazi tué à Lyon en février. Après que des antifascistes ont tenté de rejoindre le groupe opposé, la police est intervenue pour maintenir un cordon de sécurité et a interpellé un manifestant accusé d’avoir tenté de le franchir. Les forces de l’ordre, déployées à plus d’une centaine, ont également procédé à plusieurs contrôles d’identité du côté antifasciste et ont utilisé matraques et gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, tandis que le groupe d’extrême droite a finalement été escorté hors de la place.

À Liège, Alex Namayechi, chauffeur de bus au dépôt TEC de Robermont, a reçu en février 2026 une sanction officielle pour « tenue vestimentaire non conforme » après avoir porté un keffieh palestinien dans les locaux de son travail, un symbole qu’il dit arborer depuis près de vingt ans pour soutenir la cause palestinienne et dénoncer la situation à Gaza. Il précise ne jamais le porter en service ou devant les usagers. Selon lui, la sanction ferait suite à une dénonciation interne et aurait aussi touché un autre employé. Par ailleurs, il affirme qu’il continuera à porter le keffieh. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de pressions et d’interventions policières en Belgique contre l’affichage de symboles de solidarité avec la Palestine (drapeaux, keffiehs), notamment à Bruxelles et dans plusieurs communes, malgré des rappels juridiques soulignant que l’expression politique dans l’espace public relève de la liberté d’expression.

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Une soirée musicale de soutien est organisée le 6 mars à Bruxelles par le collectif ADES’if et le Hakab Gabber Collective afin de récolter des fonds pour la défense des militants appelés « 7 contre Elbit », impliqués dans la campagne contre l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems (voir notre article). La soirée hardcore-gabber antifasciste et antiraciste se tiendra au Point de Chut’ avec une entrée à prix libre destinée à la solidarité.

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Quatre militants ont été interpellés jeudi 5 mars à Bruxelles lors d’actions menées par le collectif Commune Colère contre les politiques « antisociales et autoritaires » du gouvernement fédéral dit « Arizona ». Vers 14h, des militants ont ciblé plusieurs bâtiments publics, notamment le SPF Finances, où la police est intervenue après une tentative de collage d’affiches. Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles d’identité de manifestants et de journalistes, laissant repartir la plupart des personnes présentes sauf les quatre interpellés. Parallèlement, une vingtaine d’autres militants se sont brièvement rassemblés et introduits dans les bureaux du SPF Santé publique avant de manifester à l’extérieur sous surveillance policière. Des collages ont également visé le siège du parti de droite Les Engagés, tandis que le collectif a appelé à poursuivre la mobilisation dans le centre-ville.

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Le 27 février 2026, une conférence organisée à l’Université libre de Bruxelles par la faculté de Médecine avec le professeur Éric Muraille et la journaliste d’extrême droite Nora Bussigny a provoqué un tollé. En effet, plusieurs étudiants accusent l’enseignant d’avoir projeté des diapositives mentionnant des noms, filières et appartenances politiques réelles ou supposées d’étudiants, certains étant associés à des notions de « radicalisme » ou de « terrorisme ». L’événement, consacré aux « ingérences étrangères » et à la « radicalisation des étudiants », s’est tenu sous importante présence policière et malgré une demande d’annulation signée par plus de 500 membres de la communauté universitaire.

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À Liège, plusieurs manifestants ont reçu des convocations de la police fédérale à la suite de leur participation à une mobilisation organisée fin septembre devant l’université, en opposition à un événement du Centre Jean Gol et à la présence de Georges-Louis Bouchez. Ces convocations interviennent après des arrestations et des perquisitions déjà menées dans le cadre de cette affaire (voir notre article). Selon le Front Antifasciste de Liège, les autorités chercheraient notamment à établir l’existence d’une « association de malfaiteurs » ou à poursuivre certains faits liés aux incidents survenus lors du rassemblement.

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Le mercredi 18 mars 2026, une table ronde est organisée à Forest (Bruxelles) pour discuter de la répression du mouvement antifasciste à travers le monde, avec le Comité Budapest, le Secours Rouge, l’AFA-BXL et le TSP (Tutsaklarin Sesi Platformu). L’événement abordera des épisodes historiques et récents, de la dissolution de la Ligue Communiste en 1973 à l’affaire de Budapest, en passant par les campagnes médiatiques criminalisant l’antifascisme et les appels à classer les organisations antifa comme terroristes. L’événement débutera à 18h30 au ZonneKlopper, avenue de la Verrerie 23, avec tables de presse et bar sur place (prévoir du cash).

À Bruxelles, la Legal Team Collective et Commune Colère proposent une formation intitulée « Que faire face à la police ? » en préparation d’un mois de mobilisations. L’objectif est d’informer les participants sur leurs droits lors de contrôles ou d’interventions policières et de partager les réflexes à adopter dans un contexte décrit par les organisateurs comme marqué par une montée de la répression. La rencontre se veut également un espace d’échange pour répondre aux questions et renforcer les outils juridiques des militants.

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Le Conseil des ministres belge a validé une nouvelle mise à jour du Masterplan III, prévoyant notamment le maintien en activité de la prison de Saint-Gilles jusqu’en 2035 au plus tard, alors qu’elle devait initialement fermer fin 2024. Sa capacité sera portée à 600 places à partir de 2027, avec des moyens supplémentaires alloués à la Régie des Bâtiments pour réaliser les travaux nécessaires. Fin janvier, la Belgique comptait 13 470 détenus pour 11 296 places disponibles, dont 545 personnes dormant sur des matelas au sol. Le plan confirme également la construction d’une nouvelle prison à Mons (300 places), le maintien du projet de maison de peine à Verviers (240 places) et la prolongation de l’activité des anciennes prisons de Hoogstraten et d’Anvers en Flandre, en attendant l’ouverture de nouveaux établissements.

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