Mercredi 3 mars vers 7h45, des policiers ont investi le premier étage de l’Hôtel Flambeau, un squat accueillant des personnes transmigrantes. Ils ont demandé à ce qu’on leur indique la chambre d’un occupant, située au premier étage, afin d’y effectuer une perquisition. Devant le refus des occupant·es, les policiers ont menacé de fouiller l’ensemble du bâtiment. Les occupant·es ont donc finalement obtempéré. L’occupant visé par la perquisition a été arrêté près de la région d’Anvers et est accusé de “trafic d’êtres humains”. Comme il avait sur lui la clé de l’Hôtel, les agents ont pu rentrer facilement. D’après Getting the voice out, ces dernières semaines, plus d’une centaine de personnes transmigrantes ont été arrêtées sous prétexte qu’ils se livreraient à du trafic d’êtres humaines. Cette accusation vise en réalité des personnes qui s’entraident pour passer les frontières (par exemple : un migrant qui ferme la porte d’un camion dans lesquels d’autres migrants se sont introduits). Plus d’infos ici.

l'Hotel Flambeau

l’Hôtel Flambeau

Une cinquième ouverture de bâtiment vient d’avoir lieu dans le cadre de la Campagne de Réquisitions Solidaires. Plus de 200 personnes viennent d’investir l’ancien Hospice Pacheco, appartenant au CPAS de Bruxelles-ville et vide depuis 4 ans. Le bâtiment est situé rue du Grand Hospice 7, 1000 Bruxelles. La campagne appelle a un soutien devant le bâtiment.

21h20: L’ensemble des personnes arrêtées (38) administrativement ont été libérées. Il y aurait 2 ou 3 arrestations judiciaires.
20h50: Une quarantaine de personnes auraient été arrêtées. Après contrôle des identités et photos, elles sont actuellement relâchées au fur et à mesure.
19h45: Arrestations en cours.
19h30: Un certain nombre de personnes ont réussi à sortir du bâtiment.
19h10: La police est entrée en nombre par l’arrière du bâtiment.et commence à embarquer les occupants.
19h05: La brigade canine est arrivée en renfort et s’est mise en place devant les portes du bâtiment.
18h15: Un fourgon de police est arrivé sur les lieux.
18h05: La police vient d’arriver devant le bâtiment.
18h: Une manifestation de soutien se rassemble devant le bâtiment.

Ancien Hospice Pacheco - Campagne de Réquisitions Solidaires

Quarante-six personnes sans papiers, dont 17 enfants, risquent d’être expulsées d’un bâtiment appartenant à la FGTB, dans le quartier du Sablon à Bruxelles. La FGTB a introduit une requête unilatérale et obtenu une ordonnance d’expulsion et les habitant·es ont reçu la signification d’expulsion mardi, les sommant de quitter les lieux dans les huit jours. Pour justifier cette expulsion , la FGTB avance comme argument ’la nécessité absolue’ car la vente du bâtiment est imminente. Il y a effectivement un compromis de vente signé avec la société immobilière Citadel, qui a le projet de faire des appartements de luxe. Les habitant·es souhaitent rester dans les bâtiment jusqu’en juin afin d’y passer l’hiver et d’éviter de se retrouver dans la rue alors que l’épidémie de Coronavirus fait toujours rage.

Une quatrième ouverture de bâtiment vient d’avoir lieu dans le cadre de la Campagne de Réquisitions Solidaires qui avait commencé avec l’Hospitalière à Saint-Gilles, le 18 décembre dernier. L’occupation a lieu à Molenbeek, au 38 rue de Kokinck, le bâtiment appartient à la région et est géré par Citydev (acteur bien connu de la gentrification bruxelloise), et a une superficie de 12.000 m2. La police est présente sur place et des négociations sont en cours. Des personnes sont rassemblées en soutien devant le bâtiment.

Mise à jour 18h : La police est partie, l’occupation peut rester jusque lundi et les négociations seront entamées.

Depuis 2018, 12 personnes sont en procès pour leur participation à l’occupation du “Nuovo Cinema Palazzo”, un squat emblématique de San-Lorenzo à Rome. Au cours de l’audience du 15 janvier, le procureur de la République a demandé six mois d’emprisonnement pour les 12 militant·es. L’avocat de la société à qui appartient le bâtiment a, quant-à-lui, demandé au civil un versement provisoire de 250.000 euros pour des dommages-intérêts estimés à 1,6 million d’euros. Les prochaines audiences auront lieu les 25 mars et 6 avril, date à laquelle la sentence aura lieu.

Le “Nuovo Cinema Palazzo” était un ancien cinéma occupé par des militant·es autonomes et des habitant·es du quartier. Le but de cette occupation était d’empêcher la construction d’un casino (qui servirait probablement à blanchir l’argent de la mafia) et d’offrir des activités culturelles et politiques aux habitant·es du quartier. Il a cependant été expulsé par la police le 25 novembre 2020 après 10 ans d’occupation (voir notre article).

L'expulsion du “Nuovo Cinema Palazzo”

L’expulsion du “Nuovo Cinema Palazzo”

Dossier(s): Italie Tags: ,

Mardi 19 janvier 2021 à Turin, la police déloge les 48 personnes qui occupaient un immeuble. La quasi-totalité des occupant.e.s étaient des familles de migrant.e.s (dont une quinzaine d’enfants) et 6 militant.e.s anarchistes.Le bâtiment avait été occupé en 2014 et d’ici étaient parties les manifestations contre le premier confinement (nos articles ici et ici). La police a relevé l’identité des occupant.e.s ; les militant.e.s anarchistes annoncent des mobilisations dans le quartier pour protester contre l’expulsion.

Dossier(s): Italie Tags: ,

Samedi 9 janvier, un rassemblement unitaire est organisé à Toulouse pour dénoncer la vente et la destruction de l’hôpital La Grave et les expulsions du DAL 31 et du Centre Solidaire Abbé Pierre du site. Les organisateurs dénoncent la politique municipale de spéculation immobilière au détriment de la population et exigent un quartier et un hôpital ouverts à toutes et tous. Rendez-vous est donné samedi 9 janvier dès 12H pour un rassemblement-concert au 21 rue du pont Saint-Pierre.

L’événement Facebook

 

Une occupation politique vient de commencer à l’ancienne clinique Antoine Depage située au 101 Avenue Jaspar à Saint-Gilles. Le but est de faire du bâtiment un lieu pour les sans-papiers et les sans-logis ainsi que revendiquer un logement et des papiers pour tou·te·s. Voici un fil info en direct des événements :

18h05 : La police est partie. Les occupant·es ont reçu l’autorisation de rester jusqu’à lundi.

17h55 : La police est toujours présente mais en nombre plus réduit (2 policiers en uniforme, 6 en civil avec brassards). Une trentaine de personnes est rassemblée en soutien à l’Hospitalière sur le trottoir en face.

17h20 : Les policiers promettent de ne pas intervenir s’il y a pas de tapage nocturne (pas de feux d’artifice, pas de musique), si les règles sanitaires sont respectées et si les occupant·es essayent d’entrer en contact avec leurs voisins pour éviter les plaintes.

17h : Les policiers sont une trentaine devant le bâtiment. Des négociations sont en cours.

16h30 : Le squat, appelé “l’Hospitalière” lance sa page Facebook dans lequel est publié un communiqué. Le lien ici.

16h25 : Les policiers sont présents devant le bâtiment.

16h15 : Les occupant·es demandent du soutien devant le bâtiment

16h12 : La police arrive

16h00 : Les occupant·es prennent possession du bâtiment.

Ouverture d'une occupation à Saint-Gilles

Ouverture d’une occupation à Saint-Gilles

Mercredi 25 novembre, au matin, la police est intervenue en nombre pour expulser le “Nuovo Cinema Palazzo”, un important squat du quartier de San-Lorenzo à Rome. A la place de cet ancien cinéma, occupé depuis dix ans, un casino était supposé se construire (un casino qui servirait probablement à blanchir l’argent de la mafia). Le Cinéma constituait un point de référence aux organisations politiques et aux habitant·es de San-Lorenzo. Il offrait également des activités culturelles et politiques aux habitant·es du quartier. Ces derniers étaient plusieurs milliers aujourd’hui à protester contre l’expulsion en participant à diverses mobilisations. Une assemblée de cinq heures s’est ainsi tenue ainsi qu’une manifestation qui s’est terminée par l’ouverture symbolique d’une nouvelle occupation. En réaction, la police a chargé la manifestation provoquant des affrontements. On signale au moins trois arrestations.

Un important squat autonome expulsé à Rome

Un important squat autonome expulsé à Rome

 

 

 

Dossier(s): Italie Tags: , ,