Le gouvernement belge a approuvé un avant-projet de loi autorisant l’utilisation de bodycams par plusieurs professions. Sont concernés les pompiers, les conducteurs et accompagnateurs des transports publics, les gardiens de la paix ainsi que les agents de sécurité lors d’événements. Selon le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, ces caméras doivent permettre de mieux établir les responsabilités en cas d’incident et de renforcer la lutte contre les violences. Le texte prévoit que l’activation sera limitée aux situations « à risque » et les images seront conservées de 30 à 90 jours maximum. Pour les pompiers, des caméras d’assistance en direct pourraient aussi être utilisées afin d’améliorer la sécurité et la coordination des interventions. En réalité, ces dispositifs ne renforcent pas la transparence ni la responsabilisation des agents, et accroient au contraire les moyens et le pouvoir des services concernés, dans un contexte de scandales récurrents autour de violences policières ou impliquant des agents de la SNCB.