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Bolivie : L’Etat durcit sa répression tandis que les Etats-Unis menacent d’intervenir

Alors que la mobilisation réclamant la démission du président Rodrigo Paz entre dans sa sixième semaine, le Parlement bolivien a autorisé le recours à l’armée pour lever les barrages routiers organisés à travers le pays. Cette décision intervient après plusieurs affrontements, notamment à San Julian. Les tensions se sont encore accrues avec l’arrestation de cinq dirigeants de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), interpellés par des policiers en civil lors d’une opération visant à intimider du mouvement social. La loi adoptée prévoit également que les actions des forces de sécurité bénéficieront d’une présomption de légalité pendant l’état d’exception.

La crise prend aussi une dimension internationale avec le soutien affiché de Washington au gouvernement bolivien. Le secrétaire états-unien à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les États-Unis rejetaient toute tentative de renverser le gouvernement de Rodrigo Paz et se tenaient prêts à renforcer leur coopération contre ce qu’ils qualifient de « narcotrafic ». Cette rhétorique vise en réalité à discréditer la contestation populaire et légitimer ses menaces d’ingérence.