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Cameroun : 500 personnes toujours détenues huit mois après les manifestations post-électorales

Huit mois après les manifestations qui ont suivi l’élection présidentielle d’octobre 2025, environ 500 personnes restent détenues dans plusieurs villes du sud du Cameroun sans avoir été jugées. Ces détentions provisoires anormalement longues sont largement dénoncées comme une « punition collective », et affirme que deux détenus sont morts en juin à la prison de Kondengui, faute de soins. Par ailleurs, le recours à la justice militaire pour juger ces civils est largement contestées. Ils sont poursuivis pour des faits allant de l’insurrection à des infractions mineures.