Ce lundi 9, de nouvelles directives de la Cour suprême chinoise et du parquet “clarifient” les limites à ne pas franchir en matière de “propagation de rumeur” sur le net. Ainsi des billets de microblogs constitués de “fausses informations” et dont l’impact est jugé “sérieux” car ils auront été vus plus de 5 000 fois ou retweettés plus de 500 fois : les auteurs seront jugés au pénal et encourent jusqu’à trois ans de prison. Un message diffamatoire ne peut donner lieu à des poursuites que si la victime porte plainte, excepté dans sept cas : quand la rumeur déclenche une manifestation de masse, une crise sociale, un conflit interethnique ou interconfessionnel. Ou quand elle nuit à l’image de l’Etat, aux intérêts nationaux et à l’image de la Chine à l’étranger.

Ces directives, entrées en vigueur dès mardi, ont suscité moult sarcasmes dans la blogosphère. Un internaute de Changsha a rediffusé sur Weibo la capture d’écran d’un quotidien local qui avait repris la “bavure” de l’Agence Chine Nouvelle dimanche sur l’attribution des JO de 2020 à Istanbul et non à Tokyo. Les internautes se sont empressés de rediffuser l’information afin de dépasser le seuil des 500 “retweets”, pour mettre ainsi dans l’illégalité virtuelle la très officielle Agence Chine Nouvelle.