Depuis la prise du pouvoir par l’armée en 2013, les agressions sexuelles commises par les forces de sécurité se sont accrues en Egypte et constituent un moyen de répression utilisé par le régime d’Abd El-Fattah El-Sissi pour réduire la société civile au silence. Des témoignages relatent des viols, viols avec objet, de “tests de virginité”, d’attouchements sexuels, de chantage et de pratiques diffamatoires.

Les agressions se multiplient notamment lors d’opérations de contrôle. Depuis la prise du pouvoir par l’armée en juillet 2013, tout individu est susceptible d’être contrôlé à l’entrée des universités, du métro ou des hôpitaux. L’agression sexuelle est quasi systématique en cas d’arrestation. Auparavant, les arrestations de rue concernaient essentiellement les hommes et les jeunes. Mais depuis le 3 juillet, elles concernent aussi les enfants, les femmes, les jeunes filles et les personnes âgées. Malgré les multiples plaintes déposées par les victimes, une seule a abouti à un procès. Les similarités dans les méthodes utilisées et l’impunité générale dont jouissent les auteurs des violences sexuelles indiquent qu’il s’agit politique délibérée visant réduire la population au silence.

Policiers égyptiens

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