Depuis le mouvement social contre la réforme des retraites de 2023, plus de 1 000 militants de la CGT font l’objet de procédures disciplinaires ou judiciaires, dont cinq dirigeants nationaux. Licenciements, convocations, mises en examen et condamnations ponctuent cette vague de répression qui touche toutes les branches, de la Fédération nationale des mines et de l’énergie aux services publics locaux. La CGT dénonce notamment l’usage croissant du « name and shame » par certains employeurs : la diffusion délibérée des noms et coordonnées des militants visés à la police, aux instances disciplinaires ou au grand public pour intimider, isoler et discréditer les syndicalistes. Face à cette politique, le syndicat organise des actions de solidarité et un plan d’accompagnement pour les cégétistes ciblés, tout en dénonçant un climat social et juridique de plus en plus hostile à l’action syndicale.