Vendredi soir, vers 22h30, à Redon (Ille-et-Vilaine), les gendarmes ont tenté d’empêcher l’installation d’une rave-party interdite et organisée en hommage à Steve Maia Caniço, jeune Nantais mort noyé dans la Loire, il y a deux ans, lors de la Fête de la musique, suite à une charge policière. Gérald Darmanin avait “donné consigne de fermeté”. Les forces de l’ordre ont lancé samedi peu après 17 heures une nouvelle opération d’évacuation des 1500 participants de la rave-party qui continuait de se tenir, en utilisant des gaz lacrymogènes, des LBD et des grenades de désencerclement. Au moins 25 cars de gendarmes mobiles et de CRS étaient positionnés aux abords du principal accès au site lors de l’opération.

Les interventions de vendredi et de samedi des forces de l’ordre ont fait de nombreux blessés et un mutilé (un jeune homme a perdu une main). Les forces de l’ordre se sont acharnées à détruire le matériel à coups de masse. Trois hommes, qui avaient été placés en garde à vue dans le cadre de la free party illégale de Redon (Ille-et-Vilaine), comparaîtront devant le tribunal correctionnel pour «violences sur personne dépositaire de l’autorité publique», a annoncé dimanche soir le procureur de la République de Rennes