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Irlande du Nord : Réactivation du conflit de Drumcree, troubles à Derry et arrestation d’un jeune homme

Fin septembre 2026, le conflit autour des marches orangistes a été ravivé après une décision exceptionnelle de la Parades Commission. Depuis 1998, l’Orange Order, organisation protestante et unioniste, était interdit de passage sur la Garvaghy Road, quartier principalement nationaliste et catholique de Portadown. Cette interdiction faisait suite aux affrontements violents des années 1990 autour de la marche de Drumcree, devenue l’un des symboles des tensions entre unionistes et nationalistes. Le 25 septembre, la Commission a toutefois autorisé une marche limitée de 35 Orangemen sur cette route, pour la première fois en 28 ans. Des milliers de personnes se sont alors mobilisées pour en empêcher le passage, provoquant un important face-à-face avec la police et une nouvelle crise politique autour de la question des marches.

Cette réactivation du conflit intervient alors que des troubles ont également éclaté à Derry. Dans la nuit du 28 au 29 septembre, pour la deuxième nuit consécutive, des groupes de jeunes masqués ont affronté la PSNI (la police d’Irlande du Nord) dans les secteurs de Top of the Hill, Waterside et Irish Street. Divers projectiles, dont des cocktails Molotov, ont été lancés contre les lignes de police. Environ sept véhicules de la PSNI et une trentaine de policiers antiémeutes équipés de boucliers ont été déployés, tandis que les automobilistes étaient invités à éviter Chapel Road, Strabane Old Road et Irish Street.

Dans ce contexte, Christopher Dillon, âgé de 18 ans et originaire de Derry, a été arrêté le 27 septembre vers 5h15 sur la Garvaghy Road alors qu’il se trouvait dans une voiture contrôlée par la police. Il est poursuivi pour soutien présumé à l’INLA (Irish National Liberation Army), organisation républicaine paramilitaire interdite au Royaume-Uni, après avoir été arrêté en juillet alors qu’il portait un tee-shirt de l’organisation. Placé sous contrôle judiciaire, il devait respecter un couvre-feu de 20h à 6h et ne pas s’approcher à moins de 100 mètres d’une manifestation ou d’une opération de police. Son avocat a expliqué qu’il s’était rendu sur la Garvaghy Road « par curiosité ». Le juge a refusé sa remise en liberté et Dillon doit comparaître de nouveau le 26 octobre.