L’historien et militant franco-marocain des droits humains Maâti Monjib reste soumis à de lourdes restrictions au Maroc malgré une grâce royale accordée en 2024 par Mohammed VI. Empêché de quitter le territoire depuis 2020, privé de ses fonctions universitaires, de revenus et de ses comptes bancaires, il dénonce une « prison ouverte » et une « mort sociale ». Condamné en 2021 pour atteinte à la sûreté de l’État puis libéré, il fait encore l’objet de poursuites, notamment pour blanchiment d’argent. Sa situation est liée à ses positions critiques sur le pouvoir marocain et dénoncent le silence des autorités françaises, pointant un traitement différencié avec d’autres cas similaires pour des raisons géopolitiques.