Le 18 juin 2026, un tribunal de Casablanca a condamné six mineurs à six mois de prison pour « entrave à la circulation » dans le cadre des manifestations du collectif de jeunes GenZ 212, qui s’étaient déroulées à l’automne 2025. Les faits reprochés concernent le blocage d’une autoroute urbaine à Casablanca lors de rassemblements liés aux revendications du mouvement, qui appelait à des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation ainsi qu’à la lutte contre la corruption. Selon la défense, quatre des mineurs, placés en détention provisoire dans un centre spécialisé, ont pu être libérés après avoir purgé leur peine, tandis que la situation des deux autres restait incertaine quant à l’exécution effective de la condamnation.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de poursuites judiciaires liées à ces manifestations, qui ont également concerné des dizaines de jeunes majeurs condamnés à des peines de prison avec ou sans sursis. Au total, plus de 2 400 personnes ont été poursuivies dans le cadre de ces événements, selon le parquet, dans une période marquée par des mobilisations sociales très importantes.